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Engagement démontré et soutenu pour le développement des pays dans le monde :

J'ai plus de 25 ans d'expérience nationale et internationale sur des questions relatives au développement économique des pays.  Conseiller Économique et de Développement du Président Kabila de la République démocratique du Congo (RDC); Haut Fonctionnaire de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à Genève, successivement : Coordonnateur régional pour le Département Asie et Pacifiques (un portefeuille de 50 pays), Coordonnateur régional pour le Département Afrique à l'Institut pour la Formation et la Coopération Technique de l'Organisation Mondiale du Commerce (un portefeuille de 54 pays plus 20 autres pays membres (non africain) de l'Organisation Internationale de la Francophonie).

"Après avoir conseiller et enseigner les européens et Asiatiques sur la performance de la douane en Chine, le voici aujourd'hui à Singapour pour conseiller et enseigner le commerce électronique à l'ère de l'économie Numérique"

"Pour l'intérêt de notre nation congolaise, nous demandons aux leaders du FCC-CACH de nous faire Ramener au pays ce fils digne de la RDC afin que cette expertise en Finances que les Européens et Asiatiques bénéficient nous soit aussi expérimenté pour une amélioration de notre chaîne des recettes congolaises"

Sénateur Prof. Faustin Luanga

01 mars | 7 h 51

Kinshasa RDC

La République Démocratique du Congo (#RDC), vaste pays riche en ressources naturelles, incarne un paradoxe fascinant. En dépit de ses abondantes richesses, la nation est souvent perçue comme un pays en proie à la désorganisation et à l’instabilité. Ce constat soulève une question importante : comment un pays peut-il transformer le chaos en ordre ? L’adage selon lequel « l’ordre surgit du chaos » offre une perspective d’avenir, suggérant que la RDC possède les clés pour établir une structure cohérente et bénéfique. Cette analyse se penche sur les voies à explorer pour surmonter les défis actuels et bâtir un avenir harmonieux.

Les racines du chaos en RDC sont complexes et profondément ancrées dans l’histoire. La colonisation, suivie de décennies de dictature et de conflits internes, a laissé des séquelles durables sur le tissu social. Les rivalités ethniques et la lutte pour le contrôle des ressources ont engendré une culture de méfiance et de violence. De plus, la corruption et l’absence de gouvernance efficace rendent difficile l’établissement d’un cadre stable pour le développement. Entre 1994 et aujourd’hui, le pays a été confronté à des défis multiples : rébellions, crises humanitaires et exploitation abusive de ses ressources. Pourtant, la notion de nation reste profondément enracinée dans l’esprit des Congolais, transcendant leurs différences et renforçant leur unité face à l’adversité. 

Richesses minières de la RDC

Pour sortir de ce cycle de chaos, une lecture stratégique de la crise actuelle est primordiale. À travers le désordre, des opportunités peuvent émerger. L’intelligence économique doit guider les décisions, permettant d’identifier les leviers de changement. La réconciliation nationale, la bonne gouvernance et des institutions solides sont des éléments clés pour instaurer un climat de confiance. 

En exploitant les ressources du pays pour le bien commun, plutôt que pour un enrichissement personnel, il est possible d’initier un changement significatif. La mise en place d’un cadre juridique clair, associé à une politique de transparence, favoriserait l’investissement, tant national qu’international.

L’éducation joue également un rôle fondamental dans cette transformation. Un accès à une éducation de qualité est essentiel pour former des leaders éclairés et autonomiser la population. En développant un sens critique et une compréhension des enjeux nationaux, les Congolais seront mieux préparés à participer activement à la construction de leur société. Des initiatives visant à soutenir l’éducation technique et professionnelle pourraient également dynamiser l’économie locale, réduisant ainsi la dépendance aux ressources naturelles et diversifiant les sources de revenus. Dans le contexte actuel, la coopération internationale est et demeure une nécessité. La RDC ne peut pas naviguer seule dans ce processus. 

Gouvernement actuel Congolais / Kinshasa RDC

Les partenariats avec des ONG, des gouvernements étrangers, de sociétés multinationales et des institutions internationales peuvent apporter des complémentarités des ressources, des compétences et des expériences précieuses. Cependant, il est crucial que cette aide soit alignée sur les objectifs de développement local et national que la RDC se doit de définir au préalable, évitant ainsi les erreurs du passé qui ont souvent exacerbé les tensions internes.

En conclusion, bien que la République Démocratique du Congo soit confrontée à un chaos apparent, un avenir ordonné et prospère est envisageable. Cela requiert une vision stratégique reposant sur la bonne compréhension de l’intelligence économique concernant l’importance des richesses de la RDC sur l’échiquier régional et mondial, la mobilisation des ressources humaines et naturelles, ainsi qu’une collaboration et coopération internationale réfléchie. La clé réside dans la capacité à déchiffrer les opportunités cachées derrière le désordre et à agir en conséquence. En unissant leurs forces (l’impératif d’une cohésion nationale), les Congolais et leurs dirigeants peuvent transformer les défis en atouts, ouvrant ainsi la voie à un avenir plus stable et prospère. Quel serait le coût d’opportunité de vouloir tout garder pour tout perdre? Analysons et agissons.

RDC : Quand la maison brûle, quand une partie du pays est en feu et en flammes, on ne fait pas la fête 

Sénateur Prof. Faustin Luanga

24 Janvier 2025 | 10 h

Kinshasa RDC

La République Démocratique du Congo est en guerre dans sa partie Est.

Le pays traverse une période de crise profonde, où la souffrance et l'incertitude dominent le quotidien de nombreux citoyens. La guerre à l’Est s’intensifie et avec elle sa cohorte de misères et de souffrances pour la population. Dans un tel contexte, célébrer des événements festifs paraît inapproprié et déconnecté des réalités vécues par ceux qui souffrent. Il est impératif de se rassembler, d'analyser les causes de cette crise et de rechercher des solutions durables. La solidarité devient alors une nécessité incontournable.

Face à la détresse des victimes, il est essentiel de répondre par l'empathie et l'action. Les témoignages des personnes touchées par la violence et les conflits rappellent que chaque larme versée représente une vie brisée. Prenons l'exemple des familles déplacées par les violences armées dans l'est du pays. Ces personnes, souvent privées de leurs dignités et de leurs biens les plus précieux, ont besoin d'un soutien immédiat. Au-delà des efforts diplomatiques et militaires pour mettre fin à la guerre, en se mobilisant pour apporter aide et assistance, la société envoie un message fort : la douleur des uns est la douleur de tous. Loin de détourner le regard, il est crucial d'écouter les cris des sans-voix et de s'engager dans des actions concrètes pour améliorer leur situation.

De plus, la reconstruction d'une nation ne peut se faire sans une réflexion collective sur les causes profondes de la crise actuelle. Nonobstant les convoitises extérieures, l'histoire du pays montre que l'instabilité politique et les conflits armés sont souvent le résultat de tensions socio-économiques non résolues. Les exemples de pays ayant réussi à surmonter des crises similaires, comme l’Afrique du Sud après l’apartheid, illustrent l'importance d'un dialogue inclusif et d'une volonté de réconciliation. Ces pays ont su mettre en place des mécanismes de paix et de justice qui favorisent l'unité. En s'inspirant de ces modèles, la RDC peut également trouver les voies nécessaires pour construire un avenir pacifique et prospère.

Enfin, il est crucial de souligner que la véritable force d'un peuple réside dans sa capacité à se relever face à l'adversité. Les défis actuels ne doivent pas être perçus comme des obstacles insurmontables, mais comme des occasions de renforcer la cohésion nationale. En unissant ses forces, la population peut faire face aux problèmes avec détermination et créativité. Les chants de joie peuvent attendre, mais il est temps d'élever les voix pour la paix, la justice et la réconciliation.

En conclusion, dans les moments de crise, la solidarité et l'engagement collectif deviennent des impératifs. Plutôt que de célébrer, il est essentiel de se concentrer sur le soutien aux victimes et sur la recherche de solutions durables. La RDC a besoin d'unir ses forces pour faire face aux défis actuels et bâtir un futur meilleur. Un appel à l'action est lancé : ensemble, il est possible de transformer la douleur en espoir et de construire un pays où chacun peut vivre en paix et en dignité.

Debout, Congolais !

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RDC - La nuit de longs couteaux?

(Sénateur Prof Faustin Luanga)

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Tous les jours

La chasse aux sorcières semble démarrer. C'est que nous sommes arrivés à un moment crucial de l'affrontement tant différé. Les ombres s'allongent, et les murmures de trahison flottent dans l'air, portés par le souffle glacé d'un vent froid venant de l’Est de la République. Les alliances se fissurent, les masques tombent, et chacun se retrouve face à ses propres démons.

Sous l'ombre d'une nuit troublée, l'histoire se transforme en un tableau tragique où la trahison et la lutte pour le pouvoir s'entremêlent. Les événements de la “Nuit des longs couteaux”, qui se sont déroulés en Allemagne en 1934, illustrent comment la peur et l'ambition peuvent engendrer des conséquences désastreuses. Cette période révèle une vérité universelle : lorsque la loyauté est mise à l'épreuve, les alliances se fragmentent et la violence émerge comme une solution apparente.

Dans les ruelles sombres, des silhouettes se glissent, leurs intentions obscurcies par la peur et la détermination. 

Dans cette danse macabre, les figures autrefois solidaires se transforment en ennemis jurés, chacun se battant pour sa survie. L'exemple de la Nuit des longs couteaux montre comment des camarades, autrefois unis par une cause ou une idéologie commune, peuvent facilement se retourner les uns contre les autres, leurs regards trahissant la méfiance. Les cris de ceux qui sont tombés résonnent dans l'esprit de ceux qui restent, rappelant que la loyauté peut se transformer en une arme redoutable.

Au cœur de ce chaos, une figure émerge, un leader charismatique dont le discours enflamme les cœurs. Il promet une purge, une renaissance à travers le sang. Ses mots résonnent comme une mélodie sombre, séduisant ceux qui cherchent désespérément un sens à leur lutte. Mais derrière ce charme se cache une ambition dévorante, prête à engloutir tout sur son passage.

Alors que la nuit avance, les esprits s'échauffent et les lignes se dessinent. La question demeure : qui sera le chasseur et qui sera la proie dans cette danse macabre où les anciennes certitudes volent en éclats? Les vérités cachées émergent lentement, et la peur se mue en colère, prête à embraser tout ce qui se mettra en travers de son chemin. Cette guerre à l’Est ou cette lutte des pouvoirs risque d’être fratricide pour la République Démocratique du Congo (#RDC). Debout Congolais, soyons sereins. La nation a besoin de tous ces fils et de toutes ses filles pour se défendre, pour avancer et pour prospérer. Vivement la cohésion nationale. .

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Parlons Économie: La Théorie de la Croissance Endogène et son Application à la République Démocratique du Congo

(Sénateur Prof Faustin Luanga)

Tous les jours

1. Introduction

La République Démocratique du Congo (#RDC) est un pays aux ressources naturelles abondantes, mais qui peine à atteindre une croissance économique durable et inclusive. La théorie de la croissance endogène, qui met l'accent sur les facteurs internes à l'économie tels que le capital humain, la recherche et le développement (R&D), et les politiques publiques, et qui explique mieux le processus de développement des nouveaux pays développés et émergeants, offre des perspectives intéressantes pour comprendre et stimuler le développement économique de la RDC. Dans cette note j’explore les principes de la croissance endogène et leur application dans le contexte congolais sans recours aux équations mathématiques modélisées qui sous-tendent cette théorie.

2. Contexte de la Croissance Endogène

La théorie de la croissance endogène, développée par des économistes tels que Paul Romer et Robert Lucas, se distingue de la théorie de la croissance exogène en postulant que la croissance économique à long terme est principalement déterminée par des facteurs internes à l'économie plutôt que par des influences extérieures. Les éléments clés de cette théorie incluent le capital humain, l'innovation technologique, l'accumulation du capital et les effets de spillover.

3. Capital Humain en RDC

L'éducation et la formation sont cruciales pour le développement du capital humain. En RDC, l'accès à une éducation et au soins sanitaires de qualité reste un défi majeur. Les taux d'alphabétisation sont faibles et les infrastructures éducatives et sanitaires sont insuffisantes. Pour améliorer la situation, il est nécessaire d'investir dans des programmes éducatifs à tous les niveaux, de l'enseignement primaire aux études supérieures. De plus, des initiatives de formation professionnelle peuvent aider à préparer les jeunes au marché du travail. Il est important pour la RDC de continuer d’investir dans l'éducation et la formation professionnelle pour améliorer les compétences de la main-d'œuvre locale. Il est aussi essentiel d’améliorer les services de santé pour assurer une main-d'œuvre saine et productive. Les investissements dans l’éducation et la santé peuvent augmenter la qualité et la productivité du capital humain et stimuler l’innovation.

4. Recherche et Développement (R&D)

L'innovation technologique est un moteur essentiel de la croissance économique endogène. En RDC, le secteur de la R&D est sous-développé. Les investissements dans la recherche scientifique et technologique sont essentiels pour encourager l'innovation locale. La création de centres de recherche et l'encouragement des partenariats entre les universités et les entreprises peuvent stimuler la R&D. Par exemple, des innovations dans l'agriculture peuvent améliorer la productivité et la sécurité alimentaire. Par ailleurs, il est souhaitable que la RDc soutienne les incubateurs et les start-ups pour favoriser l'innovation et la création de nouvelles entreprises. 

5. Accumulation du Capital

Les infrastructures sont un élément clé de l'accumulation du capital. En RDC, les infrastructures de base telles que les routes, les ponts, les ports, les gares et aéroports, les chemins de fer, l'électricité et l'eau potable sont souvent déficientes. 

Des investissements massifs dans ces secteurs sont nécessaires pour diminuer le coût de la logistique du transport et faciliter le développement économique. De plus, l'accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises (PME) est essentiel pour encourager l'entrepreneuriat et l'innovation.

6. Effets de Spillover ou de Diffusion

Les effets de spillover se produisent lorsque les connaissances et les innovations se diffusent à travers l'économie. En RDC, les partenariats public-privé peuvent jouer un rôle crucial dans ce processus. Par exemple, des collaborations entre les universités et les industries peuvent permettre le transfert et la transformation des recherches académiques en applications concrètes et pratiques . De plus, les politiques gouvernementales devraient encourager ces partenariats et faciliter la diffusion des innovations.

7. Rendements Croissants

Contrairement à la théorie de la croissance exogène qui suppose des rendements décroissants, la croissance endogène postule que certains investissements, comme dans l'éducation, la santé et la technologie, peuvent générer des effets multiplicateurs importants et avoir des rendements croissants. En RDC, cela signifie que plus les investissements dans ces secteurs augmentent, plus les bénéfices économiques peuvent être élevés. Il est donc crucial de prioriser ces investissements stratégiques pour stimuler la croissance économique.

8. Politiques Publiques et Gouvernance

Les politiques publiques jouent un rôle central dans la théorie de la croissance endogène. En RDC, améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption sont des étapes essentielles pour créer un environnement propice à la croissance économique. Les réformes politiques et les régulations doivent viser à renforcer la transparence, l'efficacité administrative et la justice économique. De plus, des politiques favorables à l'innovation et à l'entrepreneuriat peuvent encourager le développement économique.

9. Conclusion

Les politiques publiques sont fondamentales pour soutenir la croissance endogène. En RDC, améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption sont des étapes essentielles pour créer un environnement propice à la croissance économique. Les réformes politiques doivent viser à renforcer la transparence, l'efficacité administrative et l'équité économique. La théorie de la croissance endogène offre des outils précieux pour comprendre et stimuler la croissance économique en République Démocratique du Congo. En mettant l'accent sur le capital humain, l'innovation technologique, les infrastructures et les politiques publiques, la RDC peut aspirer à une croissance durable et inclusive. Malgré les nombreux défis, des investissements stratégiques et une volonté politique affirmée peuvent transformer le potentiel du pays en prospérité économique. La mise en œuvre des principes de la croissance endogène, combinée à un engagement fort envers le développement, peuvent ouvrir la voie à un avenir prometteur pour la RDC.

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Et si on s’efforçait de comprendre “Le Cid de Corneille”: Réflexion de Sénateur Prof Faustin Luanga sur le dilemme de “l’amour et l’honneur” face au dilemme de “l'amour et du devoir”.

Pour toutes vos réparations

L'amour et l'honneur sont souvent en conflit dans la vie des individus, créant des dilemmes complexes qui peuvent mener à des choix difficiles. Il en est de même de l’amour et du devoir. Dans “Le Cid”, une pièce de théâtre tragi-comique de Pierre Corneille dont la première représentation eut lieu le 7 janvier 1637 au Théâtre du Marais, l'histoire de Rodrigue et Chimène, deux jeunes amoureux pris dans un tourbillon d'événements tragiques, la question de savoir jusqu'où chacun est prêt à aller pour défendre son honneur tout en préservant son amour devient cruciale (Voir ci-dessous un extrait du résumé tiré de Wikipedias). Ma présente réflexion explore les luttes internes des personnages et comment leurs décisions façonnent leur destin.

Rodrigue, fils de Don Diègue, se trouve confronté à un choix déchirant : venger l'affront fait à son père par le comte de Gormas ou protéger l'amour qu'il éprouve pour Chimène. Cette situation illustre comment l'honneur familial peut influencer les actions individuelles. En effet, Rodrigue, en tuant le père de Chimène, ne fait pas seulement preuve de bravoure, mais il agit également en tant que défenseur de l'honneur paternel. Ce choix tragique met en lumière les tensions entre les attentes sociales et les désirs personnels. Rodrigue est ainsi contraint de sacrifier son bonheur pour respecter les valeurs de son temps. En parallèle, Chimène incarne le dilemme de l'amour et du devoir.

Après la mort de son père, elle se retrouve dans une position difficile : elle aime Rodrigue mais ressent également un profond chagrin et une colère légitime. Son appel au roi pour venger son père démontre la complexité des émotions humaines face aux injustices. Cela soulève une question essentielle : peut-on réellement aimer quelqu'un qui a causé du tort à sa propre famille ? Chimène symbolise le conflit entre les sentiments personnels et les obligations morales qui pèsent sur elle. La tournure des événements prend une nouvelle dimension lorsque le royaume est menacé par une attaque des Maures. Rodrigue, devenu un héros national, a l'opportunité de prouver sa valeur et de gagner le pardon de Chimène. Cela montre que les circonstances peuvent changer les perceptions et les priorités. Le courage et la bravoure de Rodrigue redéfinissent son image, non seulement auprès du roi mais aussi aux yeux de Chimène. Cette transformation pose la question de la rédemption et de la capacité à surmonter les erreurs passées. Finalement, le duel entre Rodrigue et Don Sanche, bien que motivé par l'amour de Chimène, illustre le combat entre honneur et passion. Cette épreuve finale devient un symbole de la lutte des personnages pour trouver un équilibre entre leurs désirs personnels et les attentes sociales. La promesse de Chimène de se marier avec le vainqueur souligne ce dilemme, tout en mettant en lumière l'importance des choix individuels dans la quête du bonheur.

En conclusion, l'histoire de Rodrigue et Chimène met en avant des thèmes universels tels que l'amour, l'honneur et les sacrifices que l'on est prêt à faire pour défendre ses valeurs. Les personnages, pris dans un tourbillon d'émotions et de conflits, illustrent la complexité des choix humains. Leurs destins, façonnés par leurs décisions, rappellent que la véritable force réside dans la capacité à naviguer entre les exigences de l'honneur et les désirs de l'amour. Face à ces dilemmes, il est essentiel de réfléchir aux conséquences de chaque acte, car chaque choix peut changer le cours d'une vie. Pouvons nous ramener tout ça aux choix que nous opérons en #RDC?

RDC : Bonne fête de l’épiphanie 

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Sénateur Prof. Faustin Luanga

06 Janvier | 2025

Kinshasa /RDC

L'épiphanie, célébrée chaque 6 janvier (approximativement le premier dimanche suivant le premier janvier) de chaque année, revêt une signification particulière au-delà de ses racines religieuses. Cette fête évoque la révélation de ce qui était caché, une prise de conscience soudaine de l'essence des choses. Dans le contexte de la République Démocratique du Congo (RDC), cette notion prend tout son sens face aux défis actuels. Il est essentiel de réfléchir à cette célébration non seulement comme un moment de joie pour les chrétien(ne)s, mais aussi comme une occasion d'éveiller les consciences sur la situation du pays.

 

La RDC traverse une période de troubles, de perspectives sombres, marquée par des conflits et des incertitudes. Cependant, l'épiphanie peut servir de catalyseur pour engager une réflexion sur l'avenir du pays. Les événements en cours, notamment l’insécurité, la guerre et les tensions à l'Est, incitent à une prise de conscience collective. Cette période de crise doit être perçue comme une opportunité pour redéfinir les priorités et renforcer l'unité nationale. Par exemple, des initiatives communautaires, où les citoyens se rassemblent pour discuter de solutions pacifiques, montreraient que la solidarité peut triompher des divisions.

De plus, l'épiphanie peut également inspirer une transformation personnelle et collective. Dans des moments d'incertitude, des figures inspirantes émergent pour montrer la voie. Des leaders locaux, des artistes et des activistes travaillent ensemble pour promouvoir la paix et la réconciliation. Ces acteurs sont souvent des exemples de courage et d'intégrité, rappelant à chacun que le changement est possible. L'histoire de la RDC regorge d'exemples de personnes qui, face à l'adversité, ont su faire preuve de résilience et d'innovation.

Au-delà de son sens religieux, l'épiphanie peut également être appliquée à notre vie quotidienne. Il s'agit d'une expérience transformative où nous sommes subitement et profondément conscients de l'essence réelle d'une chose ou d'une situation. Cela peut se produire dans divers domaines de notre existence, que ce soit dans notre relation avec les autres, notre carrière, notre créativité ou notre quête de sens. Pour le cas de la RDC, il peut s’agir d’un bouleversement des équilibres en place ou de la manière dont le pays est gouverné.

Lorsque nous faisons l'expérience d'une épiphanie, cela peut avoir un impact significatif sur notre vie. Cela peut nous aider à remettre en question nos croyances et nos perceptions, à abandonner les illusions et les fausses idées qui nous limitent, et à embrasser une nouvelle perspective plus éclairée. L'épiphanie peut également nous inspirer à prendre des décisions courageuses et à entreprendre des actions qui sont alignées avec notre véritable essence.

En somme, l'épiphanie représente bien plus qu'une simple célébration religieuse. Elle incarne une opportunité de réflexion et de transformation dans un contexte difficile. En réaffirmant la nécessité de l'unité et de la solidarité, il devient possible de surmonter les obstacles qui se dressent. L'avenir de la RDC repose sur la capacité de chacun à se lever et à agir, à l'image des étoiles qui brillent dans l'obscurité. Il est temps de s'engager activement pour un avenir meilleur et de participer à cette quête collective de paix et de prospérité.

RDC: Appel à l’Autonomisation des jeunes pour la création d’emplois 

Sénateur Prof. Faustin Luanga
Mardi, 31.12.2024

 

Les mots du président Félix Tshisekedi à Tshikapa, affirmant que « les jeunes doivent se débrouiller pour créer de l'emploi, l'État ne peut pas donner de l'emploi à tout le monde », résonnent comme un cri de ralliement à l'autonomie. Toutefois, pris en isolement cette déclaration soulève des interrogations sur la responsabilité de l'État envers sa jeunesse. Plutôt que de simplement encourager les jeunes à se débrouiller, il serait peut-être plus judicieux de parler et d'envisager des actions concrètes pour stimuler l'entrepreneuriat et l'innovation au sein du pays. La création d'emploi constitue un défi colossal, notamment dans une nation où le chômage est endémique et le taux de pauvreté très élevé touchant environ deux tiers de la population du pays. Les jeunes de Tshikapa et de toute la République Démocratique du Congo se trouvent confrontés à des obstacles considérables. Pourtant, ils possèdent un potentiel immense. 

Des initiatives telles que des programmes de formation adaptés aux besoins du marché et des incitations fiscales pour les start-ups pourraient faire la différence. Par exemple, des pays comme le Kenya ont réussi à dynamiser leur secteur technologique en soutenant les jeunes entrepreneurs par des formations et des financements. Un tel modèle pourrait être une source d'inspiration pour la RDC.

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Un autre aspect à considérer est l'importance d'un environnement propice à l'innovation. La mise en place d'infrastructures adéquates, telles que des espaces de coworking ou des incubateurs d'entreprises, pourrait encourager les jeunes à développer leurs idées. Des partenariats avec le secteur privé pourraient également jouer un rôle clé dans cette dynamique. En s'associant à des entreprises, l'État pourrait faciliter l'accès à des ressources et à des réseaux, permettant ainsi aux jeunes de concrétiser leurs projets.

De plus, le discours du président, pris en isolement pourrait être perçu comme un manque de compréhension des réalités des Congolais. Les jeunes aspirent à être entendus et à voir leur gouvernement agir pour améliorer leurs conditions de vie. 

Une approche plus empathique, combinée à des mesures concrètes, pourrait non seulement galvaniser la jeunesse, mais aussi renforcer la confiance dans les institutions. En fournissant un soutien réel aux initiatives locales, comme la finalisation de programme de développement des territoires, l'État montrerait qu'il est à l'écoute des besoins de ses citoyens.

En conclusion, bien que l'appel à l'autonomie soit légitime, il est essentiel que le gouvernement de la République Démocratique du Congo prenne également des mesures concrètes pour soutenir ses jeunes. La création d'un environnement favorable à l'entrepreneuriat, par le biais de formations, d'infrastructures et de partenariats, pourrait transformer cette exhortation en une véritable promesse de changement. La jeunesse mérite une chance d'épanouissement, et seule une action concertée pourra véritablement faire la différence. Salut chez vous et meilleurs vœux. Que 2025 soit mieux que 2024, tel est le progrès…

Réflexion dans l'Action Politique : Un Éclairage sur la République Démocratique du Congo 

Sénateur Prof. Faustin Luanga
Lundi, 30.12.2024

1. Introduction

La pensée humaine s'apparente souvent à un processus spontané, semblable à la respiration. Dans le cadre de la République Démocratique du Congo (#RDC), ce parallèle prend une dimension particulière. Tandis que la réflexion est souvent considérée comme un acte délibéré, la réalité politique congolaise, marquée par des enjeux complexes et urgents, met en lumière une interaction dynamique entre pensée et action. Ainsi, il est crucial de s’interroger sur la manière dont les acteurs politiques congolais réfléchissent dans l’action et sur l’action, et comment cette réflexion façonne la vie des Congolais.

2. La Pensée Politique en Temps de Crise

La RDC a traversé et continue de traverser une série de crises politiques, économiques et sociales qui exigent des décisions rapides et souvent difficiles. Dans ce contexte, la réflexion dans l’action est indispensable. Les dirigeants doivent non seulement se concentrer sur les problèmes immédiats, comme la sécurité, les embouteillages dans la ville de Kinshasa, ou la gestion des ressources naturelles, mais aussi anticiper les conséquences à long terme de leurs choix. Par exemple, avec l’impératif de la guerre à l’Est du pays et ses néfastes conséquences, les leaders politiques doivent naviguer entre les urgences d’y mettre fin et la nécessité de bâtir une vision durable pour le pays.

3. Réflexion sur l’Action Politique

La réflexion sur l’action politique implique un retour critique sur les décisions prises et leurs impacts sur la société. Dans le cadre de la RDC, cette réflexion est souvent entravée par des facteurs tels que la corruption endémique et l'instabilité. Toutefois, des mouvements sociaux émergent qui encouragent la réflexion sur les actions gouvernementales. Les citoyens, à travers des manifestations ou des plateformes numériques, exigent une transparence et une responsabilité accrues, poussant ainsi les acteurs politiques à réévaluer leurs stratégies.

Le Sénat de la RDC a introduit et consacré une innovation par la création d'une nouvelle Commission permanente dédiée au suivi et à l'évaluation de l'application des lois, résolutions, recommandations, ainsi que des politiques et pratiques publiques. Cette initiative, loin d'être anodine, s'inscrit dans un contexte où la gouvernance et la transparence sont des enjeux cruciaux pour le développement du pays. Une politique nationale en matière de suivi et évaluation est gestation.

4. L'Importance de la Pratique Réflexive

La pratique réflexive s'avère essentielle pour les acteurs politiques en RDC. Cette approche favorise une dynamique d’apprentissage continu, où les leçons tirées de l’expérience sont intégrées dans les décisions futures. Il est crucial que les dirigeants congolais adoptent une posture réflexive, en tenant compte non seulement des résultats de leurs actions, mais aussi des valeurs et des attentes de la population. En ce sens, la formation et l’interpellation des leaders politiques à la réflexion critique peut contribuer à une gouvernance plus éclairée et responsable. Malheureusement les acteurs politiques semblent souvent tourner en rond comme si l’expérience de passés lointain et récent leur était complètement étrangère. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la population a l’impression permanente de vivre dans un éternel recommencement.

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5. Conclusion

La pensée et l'action en politique ne se déroulent pas en silos, mais interagissent de manière complexe, surtout dans des contextes comme celui de la RDC. La réflexion, qu'elle soit dans l'action ou sur l'action, joue un rôle crucial dans la gestion des défis contemporains du pays. En encourageant une culture de réflexion parmi les acteurs politiques, il est possible de favoriser une gouvernance qui répond aux véritables besoins des Congolais. En définitive, penser et agir avec sagesse pourrait bien être la clé pour bâtir un avenir meilleur et plus stable pour la RDC. Alors, à quoi pensent les autorités politiques du pays avant d’agir ou pendant qu’elles sont en train d’agir? #RDC: la plus grande forme de l’action, n’est-elle pas la réflexion? Une belle RDC, un pays plus beau qu’avant, doit être pensé et réfléchi pour sa matérialisation par l’action.

Debout Congolais! Salut chez vous et meilleurs vœux pour l’an 2025.

Noël et Nouvel An en République Démocratique du Congo : Un Temps de Naissance, Renaissance et Réflexion  

Sénateur Prof. Faustin Luanga
Mardi, le 24.12.2024

La période des fêtes de fin d'année en République Démocratique du Congo (#RDC) revêt une signification profonde, alliant traditions culturelles, réflexions spirituelles et espoirs de renouveau. Noël, célébration de la naissance, évoque non seulement l'arrivée du Christ pour des millions de chrétien(ne)s mais aussi celle de nouveaux commencements et de promesses de paix. Dans un pays souvent confronté à des défis socio-économiques et politiques, cette fête représente une occasion de rassemblement familial, de partage de repas copieux, et de réaffirmation des valeurs de solidarité et d'amour.

Le Nouvel An, de son côté, symbolise quelque chose de nouveau - une renaissance. C'est un moment propice pour évaluer l'année écoulée et formuler des souhaits pour l'avenir. Pour de nombreux Congolais, cette période est empreinte d'une profonde réflexion sur la situation du pays et les aspirations d'un peuple en quête de changements significatifs. Les célébrations, bien que festives, portent un regard tourné vers les défis à surmonter.

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Dans un contexte où les mouvements sociaux et politiques prennent de l'ampleur, les festivités de cette fin d'année peuvent également être perçues comme une révolution silencieuse. D’un côté, les voix s'élèvent pour revendiquer justice, réformes et transparence; les jeunes, en particulier, se mobilisent à travers des initiatives locales et des mouvements de solidarité, cherchant à redéfinir leur avenir et celui de leur pays. De l’autre côté, les autorités n’ont elles pas appelé à réfléchir sur la réforme de la constitution du pays?

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Ainsi, Noël et le Nouvel An en RDC ne sont pas seulement des moments de réjouissance, mais aussi des occasions de réflexion et d'engagement pour un avenir meilleur. Alors que les familles se rassemblent autour de la table, une question demeure : comment transformer cet élan de solidarité en actions concrètes pour bâtir une société plus juste et prospère ? Les festivités ne doivent pas occulter les luttes quotidiennes, mais plutôt les nourrir, en intégrant l'esprit de fête à une dynamique de changement.

En cette période festive, n’oublions pas ceux qui sont dans le besoin. Que ce soit par un geste, un mot réconfortant ou une aide concrète, chaque acte de bonté compte et participe à éclairer le chemin de ceux qui traversent des moments difficiles. Ainsi, nous nous rappelons que notre véritable richesse réside dans notre capacité à partager et à aimer. Alors que nous nous dirigeons vers le Nouvel An, prenons le temps de réfléchir aux leçons apprises au cours des douze derniers mois. Chaque épreuve, chaque joie, chaque rencontre a façonné notre parcours et nous a permis de grandir. Soyons reconnaissants pour ces expériences, car elles enrichissent notre existence et nous préparent à accueillir les défis futurs avec courage et détermination.

Prions pour que cette nouvelle année apporte opportunités, paix et prospérité à chacun d’entre nous. Que notre foi nous guide et que nos actions reflètent les valeurs que nous chérissons. Que la guerre prenne fin et que la paix et la stabilité reviennent à l'Est de la RDC. Ensemble, faisons de 2025 une année marquée par l'amour, la solidarité, la paix et l'espoir, dans nos cœurs, dans nos vies, dans nos familles, dans notre pays, la RDC, et dans le monde entier. En somme, Noël et le Nouvel An en RDC incarnent la dualité d'une nation en quête de paix et de prospérité, oscillant entre la célébration des traditions et l'aspiration à un renouveau radical. Les perspectives qui se dessinent en cette période de l'année sont multiples, et c'est dans cette complexité que réside la richesse de l'expérience congolaise.

Que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient avec vous et votre famille. Je vous souhaite un joyeux Noël et une merveilleuse célébration du Nouvel An.

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Le Potentiel Touristique de la République Démocratique du Congo : entre Promesses et Défis 

Sénateur Prof. Faustin Luanga
Vendredi, 29.11.2024

1. Introduction

La République Démocratique du Congo (RDC), avec sa richesse naturelle et culturelle, possède un potentiel touristique exceptionnel qui mérite d'être exploré et valorisé. Classée parmi les pays à méga biodiversité, la RDC abrite une variété d'écosystèmes, de faune et de flore qui attirent l'attention des passionnés de nature et des chercheurs. Toutefois, malgré cette richesse inestimable, le secteur touristique congolais souffre encore de nombreuses entraves à son plein développement. Dans cette note je me propose d'examiner les atouts indéniables de la RDC en matière de tourisme ainsi que les défis auxquels elle fait face, tout en suggérant des stratégies pour transformer ce potentiel en une réalité tangible.

2. La richesse naturelle et culturelle de la RDC

La diversité biologique de la RDC est frappante : le pays abrite 480 espèces de mammifères, 565 espèces d'oiseaux, 350 espèces de reptiles, 220 espèces de batraciens, plus de 10 000 angiospermes, et une multitude d'autres espèces animales et végétales.

Environ 70 % de son territoire est couvert de forêts, offrant ainsi un habitat riche pour de nombreuses espèces uniques, telles que le gorille des montagnes et l'okapi. Ces caractéristiques font de la RDC une destination privilégiée pour l'écotourisme, mais aussi pour d'autres formes de tourisme, telles que le tourisme culturel, avec plus de 400 groupes ethniques aux traditions variées.

Les parcs nationaux tels que le Parc National Virunga et le Parc National de la Salonga sont des trésors à explorer, et le gouvernement a récemment identifié 1142 sites touristiques intégrant la biodiversité, des réserves et parcs d’exception, son relief, sa variété climatique, sa diversité ethnique et son rayonnement culturel.

Cependant, ces atouts ne suffisent pas à eux seuls à attirer les visiteurs en raison des défis structurels et politiques qui freinent le développement du secteur.

3. Les défis du secteur touristique

Mais, malgré ses immenses potentialités le secteur du tourisme, qui a certes souffert des conflits armés que connaît le pays dans sa partie Est, considérée comme fleuron du tourisme congolais, peine à prendre de l'envol.

L'industrie touristique, dominée par l'hôtellerie et la restauration, contribue très peu aux richesses nationales. Sa part dans la production intérieure brute (PIB) et aux recettes de l'Etat demeure négligeable. En comparaison internationale, le tourisme génère et rapporte chaque année plus de 200 milliards de dollars américains au Trésor des États Unis, plus de 100 milliards d'Euro à la France, plus de 25 milliards de dollars américains à la Thaïlande et plus deux milliards à l'Egypte et au Kenya pour ne citer que ces pays là.

L'industrie touristique en RDC est peu développée, alors qu'elle est florissante dans les pays voisins de la région, notamment le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda, et même le Rwanda dont l'entrée sur le marché touristique est récente. Le nombre de visiteurs est très faible et semble être composé essentiellement de voyageurs d'affaires régionaux, des travailleurs humanitaires internationaux et des ONG. Les attractions touristiques sont nombreuses mais non aménagées pour la plupart.

Les conflits armés, principalement dans l'Est du pays, ont largement contribué à dissuader les voyageurs internationaux. De plus, les conditions d'entrée, telles que le coût élevé des visas et des billets d'avion, constituent des obstacles significatifs.

Le manque d'infrastructures adéquates, notamment en matière de transport et d'hébergement, rend l'accès aux sites touristiques difficile. Les hôtels et lodges sont souvent insuffisants pour répondre aux besoins des touristes, limitant ainsi le flux d'arrivées. En outre, le secteur souffre d'un manque de promotion et d'une image souvent perçue comme peu accueillante, ce qui retarde encore davantage son développement.

Chutes de Zongo

4. Stratégies pour le développement touristique

Pour capitaliser sur son potentiel, la RDC doit mettre en place des stratégies ciblées. D'abord, il est crucial d'améliorer les infrastructures de transport et d'hébergement. Cela implique non seulement la construction de routes et d'aéroports, mais aussi la création d'établissements hôteliers adaptés aux différents segments de marché. Une attention particulière doit également être portée à la formation des acteurs locaux, afin de leur permettre de valoriser leur culture et de participer activement à l'accueil des touristes.

Ensuite, une stratégie de marketing touristique efficace est nécessaire. Cela peut passer par la création d'une marque nationale forte et l'utilisation des réseaux sociaux pour promouvoir les richesses naturelles et culturelles du pays. La simplification des procédures de visa et la mise en place d'incitations fiscales pour les investisseurs pourraient également encourager le développement du secteur.

Par ailleurs, la préservation de l'environnement et la durabilité doivent être des priorités. La mise en œuvre de pratiques de tourisme responsable et l'encouragement de l'écotourisme contribueront à la protection des écosystèmes tout en sensibilisant les visiteurs à l'importance de la conservation.

Le tourisme souffre de certains handicaps qui pénalisent grandement son développement en RDC. Outre le contexte géopolitique de ces dernières années qui n’a pas favorisé l’éclosion tant attendue des activités touristiques, il y a lieu de noter que les conditions très difficiles et le coût très élevé d'obtention de visa d'entrées en RDC constituent entre autres, des véritables freins à l'émergence du tourisme. Le visa d'entrée en RDC est l'un de plus cher au monde. Il en est de même des billets d'avions ou de navires maritimes pour les destinations de la RDC qui sont très chers car fortement frappés par de multiples taxes et prélèvements.

Enfin, le tourisme demeure encore perçu comme "expérimental" dans la mesure où il est très peu développé et encadré, et les mesures du gouvernement sont de fois contradictoire comme l'atteste les régulations très restrictives et couteuses en matière de visa d'entrées, et de taxations de billets d'avions ainsi que de billetteries de sites touristiques. Par ailleurs, le tourisme, un secteur d'exportation par essence, ne bénéficie pas des mesures promotionnelles classiques reconnues au secteur d'exportation, tels; le non paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA au taux zéro ou remboursable). Tout ceci n'est pas de nature à encourager la consommation touristique ou d'attirer des investisseurs dans le secteur. Il y a lieu de repenser la tarification et la taxation dans ce secteur pour impulser son émergence.

Volcan Nyragogon

5. Conclusion

Le secteur touristique de la République Démocratique du Congo présente un potentiel prometteur qui pourrait non seulement stimuler l'économie nationale, mais aussi préserver sa biodiversité et valoriser son patrimoine culturel. Toutefois, pour réaliser cette promesse, un engagement soutenu de la part des autorités, des acteurs privés et des communautés locales est indispensable. Les défis sont nombreux, mais avec des stratégies adaptées et une vision claire, la RDC a toutes les cartes en main pour devenir une destination incontournable sur la scène touristique mondiale. La semaine touristique à Kinshasa organisée par le Ministre Didier M’pambia, dont nous félicitons l’initiative, pourrait être un tournant décisif pour amorcer ce processus et mobiliser les ressources nécessaires à cet effet. Debout congolais ! Mobilisons-nous pour le développement touristique du pays.

RDC : La pauvreté ne peut être partagée, mais la richesse peut l'être 

Sénateur Prof . Faustin Luanga 
Mardi, 26.11.2024

1. Introduction

La République Démocratique du Congo (RDC), riche en ressources naturelles, se trouve paradoxalement confrontée à une pauvreté persistante qui touche une grande partie de sa population. Ce contraste soulève une question cruciale : comment une nation dotée d'une telle abondance peut-elle connaître une telle privation ? La réponse réside dans la création, la gestion et la redistribution des richesses. La pauvreté, contrairement à la richesse, est un fardeau qui ne peut être partagé ; elle se vit de manière individuelle et collective, mais ne peut être diluée. En revanche, la richesse, si elle est générée et redistribuée équitablement, peut devenir un levier puissant pour atténuer la pauvreté. Dans cette note, j’explore l'utilisation des ressources financières en RDC, j’identifie les priorités légitimes à considérer et je plaide pour un changement de paradigme qui permettrait d'atténuer la pauvreté en redistribuant équitablement la richesse.

2.- L'utilisation des ressources financières en RDC

La RDC possède d'immenses ressources naturelles, allant des minerais précieux et stratégiques comme l'or, le diamant, le cuivre, le coltan, le cobalt, etc., à l’eau, aux vastes forêts et terres arables. Malgré cette richesse, la majorité de la population vit dans une extrême pauvreté. L'une des raisons de cette disparité réside dans la mauvaise gestion des ressources financières générées. Les revenus tirés des exportations minérales, par exemple, ne sont souvent pas réinvestis dans le développement des infrastructures, l'éducation ou la santé. 

Au lieu de cela, une part significative de ces fonds est siphonnée par la corruption, les détournements de fonds et les conflits d'intérêts. Les multinationales, souvent en collusion avec les élites locales, profitent de cette situation, laissant les communautés environnantes dans la pauvreté.

En outre, des faiblesses au niveau de transparence dans la gestion budgétaire et financière empêchent une véritable reddition de comptes. Les gouvernements successifs ont souvent privilégié des intérêts personnels ou partisans au détriment du bien-être collectif. Ce constat met en lumière la nécessité d'une réforme structurelle dans la gestion des ressources publiques. Ainsi, il est essentiel de réévaluer l'utilisation de ces ressources pour garantir qu'elles bénéficient réellement à l'ensemble de la population.

3.- Les priorités authentiques et légitimes

Pour combattre la pauvreté en RDC, il est impératif d'établir des priorités qui répondent aux besoins fondamentaux de la population. L'éducation, par exemple, doit être une priorité absolue. En investissant dans l'éducation (dans l’Homme), on offre aux jeunes les outils nécessaires pour sortir de la pauvreté et participer activement au développement du pays. De même, l'accès à la santé doit être amélioré, car une population en bonne santé est plus productive et capable de contribuer au développement économique.

En outre, le développement des infrastructures est crucial. Des routes, des rails, des ports, des aéroports, des écoles, des hôpitaux et des tribunaux adéquats sont nécessaires pour faciliter l'accès aux services essentiels. La création d'emplois à travers le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) peut également jouer un rôle central dans la lutte contre la pauvreté, en offrant aux individus une source de revenus durable.

De surcroît, l'agriculture, capable de pourvoir aux emplois massifs, devrait être soutenue en tant que pilier de l'économie. En investissant dans l'agriculture, la RDC peut non seulement assurer sa sécurité alimentaire, mais également créer des emplois et générer des revenus pour les familles. Enfin, la transparence et la bonne gouvernance doivent être promues pour bien gérer les ressources du pays, et restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions.

4.- Un changement de paradigme

La RDC se doit d'adopter un nouveau paradigme de développement, basé sur une gestion transparente et équitable des ressources. Cela implique la mise en place de structures de gouvernance qui favorisent la responsabilité, la redevabilité, l’évaluation, le contrôle, la sanction et la participation citoyenne. La société civile, les communautés locales et les organisations non gouvernementales doivent être consultées et si possible impliquées dans le processus de décision pour garantir que les priorités reflètent les besoins réels de la population.

De plus, la sensibilisation à l'importance d'une redistribution équitable des richesses doit être renforcée. Les citoyens doivent comprendre que la richesse générée par les ressources naturelles peut et doit être utilisée pour améliorer leurs conditions de vie. Cela nécessite une volonté politique forte et un engagement à long terme pour transformer la réalité économique de la RDC.

Il est nécessaire d'agir. Lors de cette session budgétaire au Sénat, il est essentiel d'examiner attentivement le projet de budget présenté par le gouvernement. Les décisions prises aujourd'hui auront un impact durable sur les générations futures. Il est impératif d'allouer les ressources de manière stratégique, en tenant compte des priorités mentionnées ci-dessus. Que des crédits alloués soient impérativement décaissés et affectés aux objectifs pré assignés. La population congolaise mérite un avenir où la richesse générée profitera à tous et où la pauvreté deviendra un souvenir du passé.

5. Conclusion

La RDC a le potentiel de transformer sa richesse naturelle en un levier de développement durable. Cependant, cela nécessite une volonté politique forte, des réformes profondes et un engagement à redistribuer équitablement les ressources financières. La pauvreté ne peut être partagée, mais la richesse, elle, peut l'être. Il est urgent de générer une abondance de richesses et de les redistribuer de manière équitable pour atténuer la pauvreté. L'utilisation actuelle des ressources financières en RDC doit être réévaluée, avec un accent sur l'éducation, la santé, la justice, la promotion de l’agriculture, et le développement des infrastructures. La session budgétaire actuelle est une opportunité unique de réorienter les priorités vers des investissements légitimes et authentiques qui contribueront à l'éradication de la pauvreté et à la prospérité collective. Ce serait la bonne manière d’honorer les six engagements du Chef de l’Etat au peuple congolais qui l’ont élu massivement en décembre 2023.

RDC: Si tu ne crois pas en la connaissance, essaye donc l'ignorance 
 

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Sénateur Prof . Faustin Luanga
Dimanche, 24.11.2024

1. Introduction

Dans un monde en constante évolution, la connaissance apparaît comme la clé de la compréhension et du progrès. Pourtant, derrière cette quête de savoir se cache une réalité troublante : l'ignorance, souvent sous-estimée, peut avoir des conséquences désastreuses sur l'individu et la société. Ce contraste entre connaissance et ignorance soulève une question fondamentale : qu'advient-il lorsque l'on choisit d'ignorer la connaissance ? Dans cette note je me pencherai sur les dangers de l'ignorance, ses implications sur notre existence et la nécessité d'embrasser notre propre ignorance pour mieux évoluer.

2. L'ignorance est un état d'esprit

L'ignorance, loin d'être une simple absence de savoir, est un état d'esprit qui engendre des souffrances et des conflits. Elle est souvent la source des préjugés, de l'intolérance et de la violence. Les personnes qui refusent de reconnaître leur ignorance se condamnent à vivre dans une obscurité mentale, où le doute et la peur prennent le pas sur la compréhension et l'empathie. Le célèbre adage « Je ne sais pas » est le premier pas vers la sagesse ; il ouvre la porte à l'apprentissage et à la réflexion. Reconnaître ses lacunes, c'est développer une forme de modestie et de respect envers autrui, car chacun d'entre nous porte en lui une part d'ignorance.

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3. L’ignorance nous prive de la richesse de la découverte

De plus, ignorer notre ignorance, c'est s'enfermer dans un carcan où la certitude remplace la curiosité. Le refus de questionner le monde qui nous entoure nous prive de la richesse de la découverte. En effet, plus nous apprenons, plus nous nous rendons compte de l'étendue de notre ignorance. C'est dans cette prise de conscience que se trouve une forme de libération. En acceptant de ne pas tout savoir, nous nous donnons la possibilité de grandir, d'évoluer et d'apprendre des autres. L'altruisme, l'amour et la compassion, des valeurs essentielles à l'épanouissement humain, ne peuvent fleurir que dans un esprit ouvert à la diversité des idées et des expériences.

4. L’ignorance, armée de pouvoir, est dangereuse

L’ignorance, lorsqu'elle est armée de pouvoir, devient particulièrement dangereuse. Elle engendre des décisions impulsives, fondées sur des croyances erronées et des stéréotypes. L’histoire regorge d’exemples où l’ignorance a conduit à des conflits dévastateurs. Les guerres, les discriminations et les souffrances humaines sont souvent le fruit d'une méconnaissance des autres et de soi-même. Lorsque l’intolérance s’allie à l’ignorance, le résultat est une spirale de souffrances qui pourrait être évitée par une meilleure compréhension de la condition humaine.

5. Conclusion

L'ignorance n'est pas un simple manque de savoir, mais un véritable obstacle à la paix intérieure et à l'harmonie sociale. Combattre l'ignorance, c'est embrasser la connaissance avec humilité, reconnaître nos propres limites et valoriser le savoir des autres. La sagesse réside dans la capacité à se questionner et à accepter que l'on ignore encore beaucoup de choses. Ainsi, en apprenant à connaître notre propre ignorance, nous nous engageons sur le chemin d'une vie plus éclairée, empreinte d'empathie et de compréhension. Ce voyage vers la connaissance commence par un simple acte : plonger en nous même, accepter que nous ne savons pas tout et que cette ignorance peut être une porte d'entrée vers un monde infiniment plus riche et complexe. Et avec Socrates je peux dire: “Je sais que je ne sais rien”. RDC: cessons d’être des apprentis sorciers, en prétendant connaître au moment où l’on ne connaît rien. Quant à moi, quoi que Maître (Enseignant/Professeur/Mwalimu/Molakisi), je demeure un éternel Apprenant. Debout Congolais !

Relations entre les États-Unis d’Amérique (USA) et la République Démocratique du Congo (RDC): Trump et la Guerre à l'Est 

Sénateur Prof . Faustin Luanga
Mercredi, 13.11.2024

1. Introduction

L'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis en 2024 pourrait marquer un tournant décisif dans la politique étrangère américaine, notamment en ce qui concerne l'Afrique et la République Démocratique du Congo (RDC). La RDC, riche en ressources naturelles et occupant une position stratégique sur l'échiquier géopolitique mondial, suscite un intérêt croissant. Alors que Trump entame son second mandat, il se voit confronté à la crise persistante à l'est de la RDC, une région en proie à des conflits armés et à des tensions ethniques. Dans cette note je me propose d'examiner comment Trump pourrait influencer les relations entre les États-Unis et la RDC, tout en considérant les enjeux de sécurité, économiques et environnementaux.

2. La dynamique des relations États-Unis-RDC

L'intérêt stratégique des États-Unis pour la RDC s'accroît, non seulement en raison de ses ressources naturelles, mais aussi en tant que carrefour dans la lutte pour l'influence mondiale, particulièrement face à l'essor de la Chine. Détenant plus de 70 % des réserves mondiales de cobalt, la RDC joue un rôle essentiel dans la chaîne d'approvisionnement des technologies avancées et des énergies renouvelables. Il est donc crucial pour l'administration Trump de renforcer les relations bilatérales afin d'assurer un accès sécurisé à ces ressources stratégiques. Trump pourrait adopter une approche pragmatique, visant à établir des partenariats avec le gouvernement congolais pour faciliter l'accès des entreprises américaines aux ressources minérales. Cet engagement pourrait également se traduire par un soutien accru à des initiatives destinées à améliorer la gouvernance et à promouvoir des normes éthiques dans l'exploitation minière. La lutte contre la corruption et la promotion de la transparence seront des éléments déterminants pour garantir que les retombées économiques profitent réellement au peuple congolais.

3. La guerre à l'est de la RDC : un défi incontournable La situation à l'est de la RDC demeure alarmante, avec des conflits armés opposant divers groupes rebelles aux forces gouvernementales. Cette instabilité met en péril la vie des populations locales et constitue un frein majeur à l'investissement étranger. Trump, avec son orientation sécuritaire, pourrait envisager de jouer un rôle de médiateur dans ces conflits, en collaborant avec des acteurs régionaux et internationaux pour promouvoir la paix et la stabilité. Un soutien renforcé aux forces de sécurité congolaises pourrait également faire partie de la stratégie américaine, visant à accroître la capacité du gouvernement à gérer les crises internes. Cette approche pourrait contribuer à instaurer un environnement plus sûr pour les investissements tout en répondant aux préoccupations humanitaires.

4. Rivalité avec la Chine : un élément déterminant La compétition avec la Chine constitue un autre élément central dans les relations entre les États-Unis et la RDC. La présence chinoise dans le secteur minier congolais est déjà notable, avec un contrôle significatif des opérations de cobalt. Trump pourrait être incité à diversifier les sources d'approvisionnement en minéraux stratégiques en soutenant les entreprises américaines souhaitant s'implanter en RDC. Dans cette optique, il pourrait également chercher à établir des alliances avec d'autres pays producteurs de ressources, afin de réduire la dépendance envers la Chine. Une telle dynamique pourrait également s'accompagner d'une pression pour que la RDC adopte des normes environnementales plus strictes, alignant ainsi les intérêts économiques américains avec des pratiques durables. Cela pourrait soutenir les efforts de développement durable dans le pays, tout en répondant aux préoccupations croissantes concernant l'impact environnemental de l'exploitation minière. 

La RDC doit envisager des stratégies pour tirer parti de l'élection de Trump, surtout en tenant compte du soutien traditionnel des États-Unis envers le Rwanda de Paul Kagame dans la région. Interroger cette dynamique est le premier pas vers une réponse efficace. Gouverner, c'est anticiper…

 5. Conclusion

Les relations entre les États-Unis et la RDC sous l'administration Trump pourraient se caractériser par une approche pragmatique et axée sur la sécurité des ressources. En tenant compte des dynamiques géopolitiques actuelles, notamment la rivalité avec la Chine, et en s'attaquant aux causes profondes des conflits à l'Est, les États-Unis pourraient non seulement renforcer leurs liens avec la RDC, mais aussi contribuer à la stabilité et à la prospérité de la région. Pour capitaliser sur cette opportunité, la RDC devra naviguer habilement dans ses relations avec Washington, tout en tenant compte de la position stratégique du Rwanda, souvent perçu comme un allié privilégié des États-Unis en Afrique.

Analyse, Défis et Perspectives de la Loi de Finances pour l’Exercice 2025 en République Démocratique du Congo 

Sénateur Prof . Faustin Luanga
Samedi, 02.11.2024

1/13. Introduction

La loi de finances pour l’exercice 2025, présentée par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka le 31 octobre 2024 à l’Assemblée Nationale, marque un tournant significatif dans la gestion économique de la République Démocratique du Congo (#RDC). En s'inscrivant dans une démarche ambitieuse d'amélioration et d'investissement, cette loi vise à répondre aux besoins pressants de développement du pays tout en intégrant des enjeux de sécurité, d’agriculture, et d’infrastructures. Je me propose d'analyser les points saillants de cette loi, d’identifier les défis qu’elle pourrait rencontrer, et d’explorer les perspectives qu’elle offre pour l’avenir de la RDC. Bien sûr des questions et préoccupations délicates seront relevées au sein du Sénat.

2/13. Augmentation des Crédits d’Investissement

L’augmentation des crédits d’investissement de 18,2 % par rapport à 2024 est l’un des aspects les plus marquants de cette loi. Avec une part du budget général passant de 15,1 % à 48,4 %, la priorité accordée aux infrastructures et au développement économique est évidente. Cette initiative vise à moderniser le paysage économique du pays, mais elle nécessite une mise en œuvre efficace pour éviter tout gaspillage de ressources.

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3/13. Renforcement du Secteur de la Sécurité

L’augmentation du budget de la sécurité de 25,2 % témoigne d'une volonté de consolider les forces armées et de sécurité dans un contexte national où la paix et la stabilité sont souvent menacées. Ce soutien financier est crucial mais doit être accompagné d’une transparence et d’une responsabilité dans l’utilisation des fonds pour éviter les abus et les détournements.

4/13. Soutien à l’Agriculture, à la Pêche et à l’Élevage

Avec une augmentation de 16,4 % des crédits pour l’agriculture, la pêche et l’élevage, le gouvernement met l’accent sur la sécurité alimentaire et le développement rural. Cela pourrait contribuer à réduire la pauvreté, mais il est essentiel de garantir que ces fonds atteignent les agriculteurs et les communautés rurales de manière équitable.

5./13 Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes

La loi prévoit également des investissements significatifs pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes. En stimulant l’innovation et l’emploi, cette initiative pourrait transformer le paysage économique, mais elle doit inclure des formations adéquates et un accès aux marchés pour être réellement efficace.

6/13. Investissements Infrastructuraux

La continuité des investissements dans les infrastructures, alimentée par des ressources issues du contrat Sino-Congolais, ouvre des perspectives prometteuses. Toutefois, la transparence dans la gestion de ces fonds est cruciale pour garantir que les projets soient bénéfiques pour l’ensemble de la population et non seulement pour quelques privilégiés.

7/13. Réformes Administratives et Financières

La loi de finances prévoit des réformes administratives et dans les finances publiques. Ces réformes sont essentielles pour améliorer la gestion des ressources, mais elles nécessitent un accompagnement adéquat pour garantir leur succès.

8/13. Accès à l’Eau et à l’Électricité

L’engagement du gouvernement à assurer un accès équitable à l’eau et à l’électricité est un aspect fondamental pour le développement durable et la santé des citoyens. Les investissements prévus pour moderniser les infrastructures doivent être réalisés de manière à bénéficier aux populations les plus vulnérables.

9/13. Défis de Mise en Œuvre

Malgré les intentions louables derrière la loi de finances, plusieurs défis se posent concernant sa mise en œuvre.

La corruption, qui a souvent entravé le bon fonctionnement des institutions en RDC, représente un obstacle majeur. Pour que les crédits d'investissement aboutissent à des projets concrets, il est impératif d'établir des mécanismes de suivi rigoureux et de renforcer les capacités des institutions responsables de la gestion des fonds.

Un autre défi réside dans la bureaucratie excessive qui peut ralentir le processus d'exécution des projets. La simplification des procédures administratives pourrait faciliter l’accès aux financements et garantir que les projets se réalisent dans les délais impartis.

10/13. Implications Sociales

La loi de finances ne doit pas seulement se concentrer sur la croissance économique ; elle doit également prendre en compte ses implications sociales. L’investissement dans les infrastructures doit se faire en veillant à ce que les communautés locales soient impliquées dans la planification et l’exécution des projets. Cela permettra non seulement de créer des emplois, mais aussi de renforcer le tissu social et de favoriser la cohésion communautaire.

11/13. Perspectives de Croissance Économique

Si les défis sont relevés, la loi de finances pour 2025 pourrait catalyser une croissance économique significative. Le soutien à l’agriculture, à l’entrepreneuriat des jeunes et à la modernisation des infrastructures pourrait transformer la RDC en un pays plus résilient économiquement. Les investissements dans les secteurs clés pourraient également attirer des investisseurs étrangers, ce qui est essentiel pour diversifier l'économie et réduire la dépendance aux ressources naturelles.

12/13. Importance de la Participation Citoyenne

Une des clés du succès de cette loi réside dans la participation active des citoyens. Les initiatives de sensibilisation et d'éducation sur les enjeux budgétaires peuvent renforcer la transparence et la responsabilité. En impliquant les citoyens dans le suivi des projets, le gouvernement peut s’assurer que les fonds sont utilisés de manière efficace et que les besoins des populations sont vraiment pris en compte.

13/13. Conclusion Finale

En somme, la loi de finances pour l’exercice 2025 représente une opportunité pour la RDC de réorienter son développement économique et social. Toutefois, la réalisation de ses ambitions dépendra de la capacité du gouvernement à surmonter les défis de mise en œuvre, à garantir la transparence et à impliquer activement les citoyens. Une approche inclusive et participative pourrait non seulement renforcer la confiance du public, mais aussi assurer que les bénéfices de cette loi soient partagés équitablement parmi tous les Congolais. Cela pourrait ouvrir la voie à un avenir où la RDC est non seulement un pays riche en ressources, mais également un exemple de développement durable et inclusif en Afrique.

Intervention de Prof. Dr Faustin Luanga Mukela au forum économique

PRESENTATION DU FORUM ECONOMIQUE CHINE -RDC SUR LES INVESTISSEMENTS / MARDI 09 JUILLET 2024

La République démocratique du Congo (RDC) et la Province du Maniema

Le Chef de l’Etat, la Cheffe du gouvernement ont certes une autorité indéniable dans leurs choix et leurs décisions. Cependant, il est regrettable de constater que la Province du Maniema, qui compte également des personnalités compétentes est totalement exclue du Gouvernement, du Bureau de l'Assemblée Nationale, du Cabinet du Chef de l'Etat, de la direction des entreprises publiques, et bientôt du Bureau du Sénat. Cette situation politique qui énerve l’article 90 alinéa 3 de la constitution, est difficilement soutenable et il est politiquement ardu de l'expliquer à la population du Maniema, qui a massivement voté le Chef de l’Etat, les Députés et les Sénateurs composant sa majorité… Est-ce que le pouvoir rencontre des difficultés particulières avec la Province du Maniema? Parlons-en.

Voici les faits:

4 sénateurs sur 4 sont de la majorité ; 10 députés nationaux sur 12 sont de la majorité; 20 députés provinciaux sur 22 sont de la majorité; le gouverneur et le vice gouverneurs de la province sont de la majorité. L’opposition au Maniema ne s’est pas reflétée aux urnes.

Par le Dr. Professeur Faustin Luanga Mukela , Sénateur élu du Maniema, au service de la RDC

RDC: gestion des temps, mapping des priorités et des urgences

La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à un défi majeur en matière de gestion du temps, d’agencement des priorités et des urgences. Dans un contexte de conflit et de guerre à l’Est du pays, il a fallu attendre six mois avant qu'un gouvernement ne soit formé. De plus, au lieu de se mettre immédiatement au travail, les responsables politiques préfèrent partir en séminaire. L’Assemblée Nationale avait mis aussi environ 6 mois pour sa mise en place et cela va faire bientôt deux mois que le Bureau définitif du Sénat est en chantier. 

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Cette situation révèle un malaise. Il met en évidence le manque de professionnalisme, de faiblesses de leadership et la procrastination dans la gestion des affaires prioritaires du pays. Cela interpelle fortement lorsque je pense aux défis auxquels nous sommes confrontés en tant que pays.

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Dr. Professeur Faustin Luanga Mukela , Sénateur élu du Maniema, au service de la RDC

RDC: Financement des programmes de développement

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La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à d'importants besoins en matière de développement. Cependant, il est évident que le financement des différents projets de développement du pays ne peut pas être réalisé uniquement à partir des fonds disponibles (techniquement c’est la gestion sur base caisse), car ces fonds sont nettement insuffisants par rapport aux ambitions de développement et de modernisation du pays.

Pour surmonter cette situation, le gouvernement devrait envisager d'adopter des stratégies novatrices pour élargir les sources de financement. Une solution pourrait consister à créer des Fonds Souverains Nationaux de Richesse pour gérer de manière rationnelle les ressources provenant des secteurs minier, forestier et des énergies renouvelables. Parallèlement, la mise en place d'une Banque de Développement, inspirée du modèle sud-africain de l'Industrial Development Corporation, permettrait d'accompagner l'État et le secteur privé dans la mobilisation de financements pour les projets de développement. De plus, les fonds inutilisés des sociétés d'assurances ou des caisses de pensions pourraient être utilisés. Il conviendrait également de réévaluer et de rationaliser les perceptions et les prélèvements douaniers affectés au Fond pour la Promotion d’Industries (FPI), à l’Office Congolais des Contrôles (OCC) et à l’Office de Gestion de Frets Multimodales (Ogefrem).

Il est également essentiel d'intégrer l'intelligence économique dans tous les projets du pays, d'encourager les investissements directs étrangers et d'établir des partenariats public-privé (PPP) ainsi que des associations public-privé (PPA) en utilisant des contrats spécifiques tels que le Build Operate and Transfer (BOT), le Build-Lease-Transfer (BLT), le Build-Own-Operates-Transfer (BOOT), le Build-Own-Transfer (BOT), le Rehabilitate-Own-Transfer (ROT) et toute autre forme de Joint-Venture. Toutes ces approches pourraient stimuler les investissements. Enfin, il est important d'explorer des sources de financement hybrides innovantes, telles que les contrats chinois et les partenariats avec des acteurs financiers internationaux. Cependant, il convient de souligner que ces options comportent des risques potentiels. Par conséquent, il est impératif pour le pays de garantir la stabilité en termes de sécurité et de protection des personnes et des biens. De plus, il est essentiel d'améliorer l'image politique et économique du pays pour attirer des investisseurs et des partenaires financiers.

La lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance sont également des facteurs clés pour assurer la crédibilité du pays et favoriser les investissements. Pour financer son développement, la RDC, s’appuyant sur ses garanties en actifs potentiels estimés à environ vingt-six mille milliards de dollars américains, devrait explorer toutes les opportunités possibles, et aller chercher l'argent partout où il y en a, que ce soit en Chine, en Asie, dans les pays du Golfe, sur les marchés financiers, etc.

Il est temps d'agir et de prendre nos responsabilités pour le développement et l'avenir de notre pays. Agissons et évoluons... Salut chez vous.

                                                                        Prof. Faustin Luanga, Économiste congolais, Sénateur élu du Maniema, au service de la RDC.

L'importance des institutions crédibles et démocratiques pour la République démocratique du Congo (RDC)

La RDC traverse actuellement une période tumultueuse, principalement marquée par une crise sécuritaire dans sa partie Est. Dans ce contexte difficile, il est essentiel de trouver des solutions pour sortir le pays de cette impasse. Plutôt que de recourir à des coups d'État, il est clair que la RDC a principalement besoin d'institutions crédibles et démocratiques. Ces institutions jouent un rôle crucial dans la stabilité et le développement du pays.

Les institutions crédibles et démocratiques fournissent un cadre stable pour le fonctionnement du gouvernement. Elles permettent une transition pacifique du pouvoir et offrent aux citoyens une voie légale pour exprimer leurs préoccupations. En favorisant la participation citoyenne et en garantissant l'égalité devant la loi, ces institutions renforcent la confiance des citoyens dans le système politique. La stabilité politique est essentielle pour attirer les investissements étrangers, favoriser la croissance économique et assurer le bien-être de la population. En revanche, les coups d'État ne peuvent pas offrir ces avantages.

Les institutions crédibles et démocratiques encouragent la responsabilité des dirigeants envers leurs citoyens. Elles mettent en place des mécanismes de contrôle et de reddition de comptes, réduisant ainsi les risques de corruption et d'abus de pouvoir. De plus, ces institutions garantissent la transparence dans la gestion des ressources publiques, ce qui contribue à la confiance des investisseurs et à la lutte contre la pauvreté, améliorant ainsi le bien-être des citoyens.

Les institutions démocratiques protègent les droits fondamentaux des citoyens, tels que la liberté d'expression, la liberté de la presse et le droit à un procès équitable. Elles favorisent également la participation active des citoyens dans le processus décisionnel, en favorisant la représentation politique et en garantissant l'accès à l'information. Ces droits fondamentaux sont essentiels pour le développement d'une société juste et équitable.

En conclusion, il est évident que la RDC a davantage besoin d'institutions crédibles et démocratiques que de coups d'État. Ces institutions fournissent la stabilité politique nécessaire pour attirer les investissements, promouvoir le développement économique et garantir le bien-être de la population.

De plus, elles favorisent la responsabilité des dirigeants, la transparence dans la gestion des ressources publiques et la protection des droits fondamentaux des citoyens.

 

Les trois coups d’états (de Mobutu contre Kasavubu, de Laurent Kabila (AFDL) contre Mobutu et de l’’AFDL contre Laurent Kabila) n’ont rien produit de bon pour le pays.

Il est donc crucial de renforcer la cohésion nationale en renforçant ces institutions pour sortir la RDC de la crise actuelle et ouvrir la voie à un avenir meilleur pour tous. Salut chez vous.

                                                                                                                                              Prof Faustin Luanga,Sénateur élu du Maniema, au service de la RDC.

Lutte contre l'ignorance en RDC : Un chemin vers la connaissance

Pour lutter efficacement contre l'ignorance, il est primordial de mettre en avant l'éducation et l'accès à l'information. Les gouvernements et les institutions doivent investir dans le domaine éducatif, en accordant une attention particulière à l'alphabétisation, à la pensée critique et à la curiosité intellectuelle. Les médias et les réseaux sociaux doivent également jouer un rôle responsable en fournissant des informations précises et en encourageant un débat éclairé. En parallèle, les traditions et les connaissances transmises de génération en génération peuvent également contribuer à réduire l'ignorance. Le chemin vers la connaissance nécessite de se libérer de nos préjugés et de nos croyances acquises. Il s'agit en quelque sorte de «désapprendre» pour renaître en tant qu'être nouveau. Cette renaissance rappelle la méthode maïeutique de Socrate, qui consiste à accoucher de la connaissance à travers le questionnement et la reformulation.

Renoncer à son ignorance demande de l'effort, de la détermination et de l'abandon. Cela implique d'adopter une nouvelle approche en privilégiant les questions plutôt que les réponses, en embrassant le doute. Le dicton «poser une question, c'est déjà y répondre» trouve ici toute sa pertinence. Il est essentiel de nous poser les bonnes questions sur les enjeux sociétaux en RDC afin de proposer des réponses appropriées et de progresser davantage. Salutations à tous. Prof Faustin Luanga.Renoncer à son ignorance demande de l'effort, de la détermination et de l'abandon. Cela implique d'adopter une nouvelle approche en privilégiant les questions plutôt que les réponses, en embrassant le doute. Le dicton «poser une question, c'est déjà y répondre» trouve ici toute sa pertinence. Il est essentiel de nous poser les bonnes questions sur les enjeux sociétaux en RDC afin de proposer des réponses appropriées et de progresser davantage.

                                                                                                          Salutations à tous. Prof Faustin Luanga.

RDC: De l’ignorance, ses causes et ses conséquences 

Nous observons un phénomène croissant en RDC et dans le reste du monde. De nombreuses personnes s'expriment sur tout, même sur des sujets qu'elles ne maîtrisent pas. On les qualifie d' «apprentis sorciers», L'ignorance est un fléau qui afflige notre société moderne. Elle se manifeste par un manque de connaissances, de compréhension ou d'informations sur un sujet donné. L'ignorance peut avoir différentes causes et de graves conséquences, tant individuelles que collectives. Les principales causes de l'ignorance résident en nous-mêmes. Elles incluent nos limites (intellectuelles, cognitives, génétiques), nos déterminismes (éducation, culture, morale, interdits, relations, expérience, habitudes, psychologie, etc.), notre condition (rappelons que notre relation au monde est naturellement subjective) et notre orgueil (l'impression de tout savoir ou d'en savoir suffisamment).

Tout d'abord, l'ignorance peut être due à un manque d'éducation. Dans de nombreux pays en développement, l'accès à l'éducation est limité, ce qui crée un cercle vicieux d'ignorance et de pauvreté. Sans éducation, les individus ne peuvent pas acquérir les connaissances nécessaires pour se développer personnellement et contribuer à leur communauté. De plus, même dans les pays développés, l'éducation peut être inégalement répartie, laissant certaines populations marginalisées et ignorantes. En outre, l'ignorance peut être le résultat d'un manque de curiosité et de tolérance. Certaines personnes ne cherchent pas activement à se renseigner sur des sujets qui leur sont étrangers ou qui remettent en question leurs propres croyances. Cette fermeture d'esprit limite la capacité de ces individus à se développer intellectuellement et à comprendre le monde qui les entoure.

Par ailleurs, les médias et les réseaux sociaux peuvent également contribuer à l'ignorance. Les informations sont souvent présentées de manière biaisée ou sensationnaliste, ce qui peut tromper et désinformer le public. De plus, la surabondance d'informations disponibles en ligne peut rendre difficile la distinction entre les faits et les opinions, exacerbant ainsi l'ignorance. Les conséquences de l'ignorance sont nombreuses et préjudiciables. Au niveau individuel, l'ignorance peut conduire à des décisions irrationnelles ou nuisibles pour la santé et le bien-être. Par exemple, une personne ignorant les dangers du tabac peut continuer à fumer, mettant ainsi sa santé en danger. De plus, l'ignorance peut favoriser la propagation de stéréotypes et de préjugés, alimentant ainsi les conflits et les discriminations.

Au niveau collectif et national, l'ignorance peut avoir d conséquences dévastatrices. Les politiques publiques basées sur des informations erronées peuvent entraîner des décisions inefficaces voire dangereuses. Par exemple, l'ignorance des effets du changement climatique peut conduire à des politiques environnementales inadéquates, accélérant ainsi la dégradation de notre planète. L'ignorance peut également conduire à l'intolérance, au rejet et aux conflits. La pire forme d'ignorance est celle de l'individu qui ignore qu'il est ignorant. Il tombe alors dans l'illusion de savoir, ouvrant ainsi la voie à l'erreur, à l'orgueil et au fanatisme. En effet, celui qui croit tout savoir a tendance à arrêter d se questionner, en voyant le monde uniquement à travers ses propres croyances. Ses certitudes deviennent un horizon infranchissable qui renforce encore son ignorance.

En revanche, l'individu qui reconnaît son ignorance est plus enclin à se remettre en question et à s'ouvrir à la connaissance. Le fait de savoir qu'on ne sait pas est donc un moyen efficace de se mettre en quête de savoir. C'est le chemin de la sagesse. Comme le disait Socrate, «tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien». Voir et lire suite et fin dans (Lutte contre l'ignorance en #RDC : Un chemin vers la connaissance (Faustin Luanga)

RDC: le progrès et le développement sont dans l’action et non dans la rhétorique

Faustin Luanga Mukela

C’est connu. On le répète souvent, la République Démocratique du Congo (RDC), est un pays très riche en ressources naturelles et culturelles. Il a même été qualifié de scandale géologique. Cependant, la RDC a longtemps été confrontée à des défis énormes pour son progrès et son développement. Pour surmonter ces défis, il est essentiel de reconnaître que le progrès et le développement ne peuvent être réalisés par la seule rhétorique, mais nécessitent une action concrète et engagée. Ce constat est d'autant plus crucial dans le contexte de la RDC, où les besoins des populations sont immenses et où les attentes en termes de progrès socio-économique sont légitimes.

La rhétorique (changement des paradigmes, je vous ai compris, plus rien ne sera comme avant, révolution de la modernité, changement de mentalité, revanche du sol sur le sous sol, consolidons les acquis, etc…) peut être définie comme l'art d'utiliser le langage de manière persuasive pour influencer les opinions et les attitudes. Bien que la rhétorique soit un outil puissant pour mobiliser et inspirer, elle ne peut pas à elle seule apporter des changements tangibles dans la vie des citoyens congolais. Les discours politiques, les discours des campagnes électorales, les promesses de développement et les plans stratégiques sont importants pour définir une vision et mobiliser les ressources nécessaires, mais ils ne suffisent pas pour transformer une société.

Pour que le progrès et le développement se concrétisent en RDC, il est essentiel que les acteurs politiques, économiques et sociaux passent de la parole à l'action. Cela implique de mettre en œuvre des politiques et des réformes cohérentes et concrètes, d'investir dans les infrastructures de base, d'améliorer l'accès aux services essentiels tels que l'éducation et la santé, de promouvoir l'entrepreneuriat et d'encourager l'innovation. Il s'agit de sécuriser et de pacifier le pays, de créer un environnement propice à l'investissement, à la création d'emplois et à la croissance économique durable. Il s’agit enfin et surtout de trouver les moyens nécessaires et adéquats pour financer le développement du pays.

En RDC, il est crucial de ne pas se contenter de discours et de promesses vides, mais d'adopter une approche pragmatique axée sur des actions concrètes. Cela signifie que les politiques doivent être mises en œuvre de manière efficace et transparente, et que les ressources doivent être utilisées de manière judicieuse et équitable. Il est également important de veiller à la bonne gouvernance, à la lutte contre la corruption, à la participation active des citoyens dans le processus de développement, en les impliquant dans la prise de décisions et en favorisant la responsabilisation. Le progrès et le développement ne peuvent être atteints sans une volonté politique forte et un engagement réel de la part de tous les acteurs concernés. Les gouvernements, les entreprises, les organisations de la société civile et les citoyens doivent travailler ensemble pour créer les conditions propices à la pacification du pays, à la croissance économique, à la réduction de la pauvreté et à l'amélioration des conditions de vie. Cela nécessite des efforts collectifs, une coordination efficace et une vision à long terme.

Il y’a lieu d retenir que la République Démocratique du Congo a certes un potentiel énorme pour le progrès et le développement, mais cela ne peut être réalisé que par l'action concrète et engagée d tous les acteurs concernés. La rhétorique seule ne suffit pas à transformer une société. Il est temps d passer d discours aux actes, d mettre en œuvre d politiques et d réformes efficaces, et d créer un environnement propice à la croissance économique et au bien-être d citoyens. Le progrès et le développement de la RDC dépendent de l'engagement collectif en faveur de l'action. @Presidence_RDC

Salut chez vous

Au cours d’une conférence-débat sur le Budget 2024 à l’IFASIC : Faustin Luanga :  » 16 milliards, c’est peu face aux défis immenses. Nous devons récupérer les leviers de notre économie nationale

Dans le cadre de la poursuite des festivités marquant le premier cinquantenaire de son existence, l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication, en sigle IFASIC, a organisé, ce jeudi 28 septembre 2023, une conférence-débat autour du thème  » Budget 2024 ; Dans le contexte d’une économie fortement dollarisée et sous-bancarisée. Les résiliences congolaises.  » avec comme orateur du jour le professeur Faustin Luanga Mukela, économiste de formation, haut fonctionnaire international, homme d’État et ambassadeur itinérant du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo depuis le 4 juin 2021. Mise en place terminée, hymne national de la République Démocratique du Congo (RDC), hymne de l’IFASIC, suivi par la chanson  » Congo-Avenir  » du feu Tabu Ley Rochereau interprétée avec maestria par la chorale de cette alma mater. Premier à prendre la parole, le Recteur de l’IFASIC, le professeur 

Jean-Richard Kambayi Bwatshia, a prononcé son mot de circonstance avant de souhaiter la bienvenue à l’hôte de marque de son institution. Puis, le professeur Jean-Chrétien Ekambo Duasenge va le succéder à la tribune pour présenter brièvement à la communauté académique et scientifique l’orateur du jour. Après cette brillante présentation faite dans la salle Malembe Tamandiak qui rappelle aux uns et aux autres l’histoire glorieuse de cet Institut, place à la conférence.

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» Le budget d’un pays, partout dans le monde, est toujours contextualisé  », a déclaré d’entrée de jeu l’économiste doublé de sa casquette de professeur Faustin Luanga qui a, pendant une demi-heure, parlé et suscité le débat à l’issue de cet exercice de redevabilité citoyen de la transmission du savoir aux générations futures. Face aux besoins multiples et aux moyens souvent limités ou insuffisants, il convient, pense l’orateur du jour, de faire toujours des allocations, des arbitrages et discussions autour de l’autorité budgétaire qui est le Parlement congolais (Assemblée nationale et Sénat). Qu’en est-il du projet de loi des Finances 2024 ? A combien se chiffre-t-il en recettes et dépenses ? Le projet de loi des Finances 2024 présenté en équilibre, en dépenses et en recettes, à hauteur de 40.464 milliards CDF (16, 185 milliards de dollars américains), soit un accroissement de 24,7% par rapport à l’exercice 2023, est une reconduction de la loi de Finances de 2023 dont les recettes  » peinent  » à être mobilisées. Le taux de change moyen a été fixé à 2.528 CDF pour 1 USD.  » Si le taux de change se fluctue, ce budget sera impacté  », a-t-il alerté. Comment le pays va-t-il résister à cette fluctuation et tant d’autres ?

» Près du tiers du budget 2024, soit 33%, proviendra de l’extérieur. C’est une fragilité qu’il faut conceptualiser  », a indiqué le professeur Luanga. Avant de rappeler le contexte dans lequel ce budget a été élaboré : 1) Les élections générales de décembre 2024 ; 2) Les 9èmes jeux de la Francophonie ; 3) La guerre à l’Est et l’insécurité à Kwamouth occasionnée par le phénomène Mobondo ; 4) Le pays vient de sortir de la pandémie de COVID-19 qui a occasionné le ralentissement de l’économie mondiale, et enfin ; 5) Le Programme de développement local de 145 territoires (PDL 145T).

S’agissant de la dédollarisation de l’économie Congolaise, celle-ci, à en croire ce professeur d’universités, fait que la politique monétaire échappe totalement au contrôle de Kinshasa. Le dollar américain n’étant pas la monnaie nationale, quand il se déprécie aux États-Unis d’Amérique, parallèlement, il affecte des pays tels que la RDC dont la monnaie nationale, le Franc congolais, n’est pas convertible sur le plan international.

 » Nous produisons ce que nous ne consommons pas et importons ce que nous ne produisons pas  », a rappelé le prof. Luanga Faustin. Poursuivant sa communication, il a fait savoir que la RDC est très dépendante des importations et du dollar américain. Des pans entiers de l’économie Congolaise dépendent aussi, selon lui, des capitaux étrangers. Il s’agit des secteurs des mines, télécoms, banques, BTP, transport aérien, assurances et réassurances, pour ne citer que ceux-ci.

 » Face à l’affaiblissement du système des Nations-Unies, au retour de la guerre froide entre l’Occident et l’Orient via l’Ukraine et la Russie, à la montée en puissance de l’économie Asiatique, à la fragmentation économique et regulatoire sur le continent africain dans un monde globalisé et globalisant, la RDC ne doit plus continuer à élaborer son budget de cette manière  », a dit le professeur Luanga. Il lui faut un budget-programme, dépenser sur base caisse et une économie qui s’intègrent dans le monde.

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» Nous avons des richesses que nous n’arrivons pas à transformer sur place faute d’intelligence économique, c’est-à-dire notre capacité à transformer les matières premières en biens et services au profit du bien-être collectif car, celui qui a l’information possède l’avantageénorme dans un monde globalisé. A titre illustratif, Faustin Luanga a donné l’exemple de l’espace aérien congolais qu’il considère comme une mine d’or mais malheureusement, laissé totalement à l’abandon dans un pays enclavé et grand comme le Congo. On ne peut pas laisser notre espace aérien entre les mains des compagnies aériennes étrangères.  » Fallait-il le donner à Rwand’air ? Non. Le permettre, c’est donner gratuitement notre espace aérien à l’étranger.  » Exploitons-le comme nous exploitons déjà le sous-sol  ». Tel a été son conseil à ce sujet. Idem pour les eaux douces du Congo pour améliorer les taux de la desserte en eau et en électricité, des forêts congolaises pour une économie verte, l’économie du futur, du secteur des télécoms avec l’avènement des Big data pour une utilisation économique et stratégique, de la propriété intellectuelle qui génère beaucoup des moyens pour le trésor public sous d’autres cieux comme au japonais. Mais comment mettre l’intelligence au service de l’économie ?

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A cette question, le professeur Luanga n’est pas allé par le dos de la cuillère. Il a conseillé de changer la manière de faire les affaires en recourant aux quatre modèles de réussite suivants : 1) Business to business (BtoB), 2) Business au Gouvernement et vice-versa, 3) Gouvernement au Gouvernement et enfin, 4) Gouvernement aux consommateurs. Ce sont des possibilités, mieux des potentialités, car l’économie du futur appartiendra à celui qui maîtrise le savoir.

Il s’agissait pour le professeur Luanga Faustin de cogiter avec la communauté scientifique et académique de l’ex ISTI sur quelle manière, à partir du budget national, le Gouvernement de la République pouvait structurer l’économie Congolaise afin d’améliorer le bien-être collectif. Pourquoi ? Réponse avec notre brillant orateur :  » Parce que ce budget reflète la vision du Gouvernement pour l’avenir du pays. Il y a l’aspect recettes, il y a l’aspect dépenses (…). L’économie Congolaise, de façon générale, est mal structurée depuis l’époque coloniale. Il faut réfléchir profondément sur comment la réorganiser afin qu’elle devienne résiliente. Le peuple Congolais est résilient sur différents aspects. Quand vous regardez, tout le monde est devenu (presque) commerçant en essayant d’améliorer ses maigres moyens. Il faut réorganiser l’économie pour faire prévaloir les intérêts de l’État  ».

Dans cette affaire, le Gouvernement Sama Lukonde a essayé tant bien que mal, sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, mais comme tout le monde le sait, son mandat est arrivé à terme.  » Il doit y avoir une réflexion profonde pour l’avenir de ce pays s’il arrive à être réélu, ce que je crois. Il faut que l’on pense à l’avenir. Parce que, le Congo mérite mieux, un développement rapide  », a-t-il plaidé.

Quelle est la recette que vous proposez ? A cette question de la presse, l’ambassadeur itinérant du chef de l’État Faustin Luanga a répondu en ces termes :  » 16 milliards de dollars américains, c’est peu pour un pays immensément riche comme le nôtre. Nous devons récupérer les leviers de notre économie nationale, s’approprier l’économie du pays, nos minerais, les richesses congolaises au lieu de les laisser entre les mains des expatriés  ».

Pour ce faire, l’expert économiste et professeur d’universités a proposé quelques pistes de solutions dont notamment : 1) La révision du code des investissements 20 ans après (Loi n° 004 du 21 février 2002 portant code des investissements); 2) Forcer le partage des richesses avec les investisseurs et tous ceux qui vont venir après; 3) Renforcer la loi sur la sous-traitance dans le secteur privé (Loi n° 17/001 du 08 février 2017 fixant les règles applicables à la sous-traitance dans le secteur privé) afin de créer beaucoup de millionaires Congolais afin d’avoir des riches Congolais car, il y en a pas assez. On ne peut pas développer le Congo sans les millionnaires Congolais. Il faut les créer et c’est rôle dévolu à l’État.

Un mot sur la monnaie nationale le Franc Congolais ?  » La monnaie, c’est le sang de l’économie d’un pays. Il faut réfléchir profondément sur comment s’approprier et renforcer le Franc Congolais. Il faut la transformation, la captation de la chaîne de valeurs, approfondir des réflexions par secteur et surtout, les mines dont les minerais stratégiques, commencer par les transformer sur place afin de créer de la valeur ajoutée. Idem pour le secteur agricole avec le café, le thé, le manioc, le riz, les fruits… Pourquoi pas dans les secteurs des télécoms et de l’industrie de pointe avec la fabrication des batteries électriques  ».

Bref, nous devons faire mieux pour un Congo nouveau. Mais comment faire face à la corruption qui gangrène l’économie Congolaise ?  » Vous savez, le Président a fait de la lutte contre la corruption l’un de ses chevaux de bataille. L’Inspection Générale des Finances (IGF), le gendarme financier, essaye de la combattre avec la patrouille financière. Il ne faut pas voir la corruption seulement au niveau de l’État, il y en a aussi au sein des universités et instituts supérieurs, familles… et dans le secteur privé. Chacun de nous doit la combattre sous toutes ses formes comme un cancer à éradiquer dans le pays  », a-t-il martelé avant d’annoncer la bonne morale :  » C’est de la responsabilité de tout le monde. Pas seulement du Gouvernement. Je pense que c’est un mécanisme de survie. Pourquoi ?

Parce que les gens se laissent corrompre. Essayons d’améliorer leurs conditions de travail et de vie, en payant régulièrement des salaires décents, nous verrons que les gens vont eux-mêmes commencer à réfléchir deux fois, en mettant une forte sanction pour le corrompu et le corrupteur  ».

Après le jeu de questions et réponses qui vont éclairer la lanterne des participants, la conférence prendra fin par une photo de famille.

                                                                                                                                                              Dieudonné Buanali

Dr. Professeur Faustin Luanga Mukela
Au sommet de Paris sur le financement des économies africaines 

RDC RTNC Écho d’Europe: Jean Pierre Onema reçoit le Prof Dr Faustin Luanga, le Candidat officiel de la RDC au poste du Secrétaire Exécutif de la #SADC: Sommet de Paris sur le financement des économies africaines, soutiens des FARDC à l’Est de la RDC, la candidature de la RDC pour diriger la SADC, tout y est... Suivez et appréciez. Salut chez vous.

DRC RTNC Echo of Europe: Jean Pierre Onema receives Dr Faustin Luanga, the official candidate of the DRC for the post of Executive Secretary of the #SADC: Paris Summit on the financing of African economies, support of the FARDC in the East of the DRC, the DRC's candidacy to lead the SADC, everything is there ... Best regards and enjoy the show.

RDC: À la recherche d’inspiration?

Suivez cette vidéo. Je parle de l’économie congolaise à partir de la 14eme minute, du cadrage macro-économique, de finances et développement, etc… Une vielle émission (lors de Concertations Nationales en 2013) mais certains points sur l’économie demeurent pertinents. Le journaliste Luc Mikomo nous a déjà quitté. Paix à son âme. Agissons pour changer des paradigmes. À savourer sans modération.

Take a look at this video on YouTube:

RDC: Pensons intellectuellement et              agissons en expert.

Que s’est il passé intellectuellement dans nos sociétés? L’observation des échanges sur les « réseaux sociaux » et dans le « monde réel » reflète un changement significatif dans la manière dont la société moderne valorise et utilise l'intelligence. En effet, de nombreuses sociétés ont évolué vers une orientation économique et technocratique où l'efficacité et la fonctionnalité priment sur la compréhension profonde des aspects humains, sociaux et historiques. Cette transition a été associée à une réduction de l'importance accordée aux intellectuels au profit d'experts spécialisés. On réfléchit de plus en plus peu…

En effet, les réseaux sociaux ont nivelé par le bas le niveau intellectuel des gens. Instagram, TikTok, Facebook,... nous ont infantilisé, nous ramenant à des discussions d'adolescents. Ces outils médiatiques ont donné la parole à tout le monde, avec comme corolaire de noyer l'élite dans des sujets de débats insignifiants.

Cela peut être interprété comme une désintellectualisation, car le focus se déplace de la réflexion philosophique et sociale vers des domaines plus pragmatiques comme le droit, l'économie, la technologie, et la politique - le vrai théâtre de chez nous en RDC (suivez mon regard). Cependant, il est important de noter que cette évolution comporte des avantages et des inconvénients. Dans un pays bien structuré et organisé, elle peut permettre des avancées rapides dans certains domaines, mais elle risque également de négliger des aspects essentiels de l'existence humaine, de la culture et de la société, surtout dans un pays fragmenté et désorganisé. En fin de compte, l'équilibre entre expertise technique et réflexion intellectuelle reste une question importante pour notre société moderne. C’est le cas en RDC, pays avec plein de défis à relever pour améliorer le bien être des congolais.Cela peut être interprété comme une désintellectualisation, car le focus se déplace de la réflexion philosophique et sociale vers des domaines plus pragmatiques comme le droit, l'économie, la technologie, et la politique - le vrai théâtre de chez nous en RDC (suivez mon regard). Cependant, il est important de noter que cette évolution comporte des avantages et des inconvénients. Dans un pays bien structuré et organisé, elle peut permettre des avancées rapides dans certains domaines, mais elle risque également de négliger des aspects essentiels de l'existence humaine, de la culture et de la société, surtout dans un pays fragmenté et désorganisé. En fin de compte, l'équilibre entre expertise technique et réflexion intellectuelle reste une question importante pour notre société moderne. C’est le cas en RDC, pays avec plein de défis à relever pour améliorer le bien être des congolais.

RDC: Pour impulser le changement, le progrès, et le développement, l’intelligence stratégique appelle à penser/concevoir intellectuellement et à agir en expert.

Faustin Luanga.

RDC en fête - La solennité dans toute sa splendeur - Investiture de Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, comme Président de la République Démocratique du Congo (RDC)

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Chef de l’État, au stade de Martyrs à #Kinshasa, plein à craquer, devant plusieurs de ses collègues Chefs d’Etat et Chefs des délégations. Nous nous réjouissons et célébrons la solennité de l’événement. Nous le félicitons et lui souhaitons un fructueux nouveau mandat de cinq ans. Durant son discours d’investiture, pour son prochain mandat, le PR05 s’est engagé, entre autres à assurer la sécurité et l’intégrité du territoire national ; à diversifier l'économie Congolaise ; à créer d'emplois ; à protéger le pouvoir d'achat des ménages et stabiliser le taux de change de dollars par rapport au franc congolais ; à garantir l'accès aux soins, à l’éducation ; à renforcer l'efficacité des services publics. Plein de défis à relever pour améliorer le bien être des congolais. Tirant les leçons de l’expérience passée et ayant à l’esprit les aspirations exprimées par les congolais, le PR05 s’est aussi engagé à user de tout ce qui est en son pouvoir pour que les erreurs du passé ne se reproduisent plus et pour que les actions nécessaires à l’avancement de notre pays soient promptement prises. Salut chez vous et bon dimanche…

Mystification et démystification du chiffre 666 

Ce matin, en me réveillant et consultant mon compte Tweeter, j’ai observé que le total de mes messages tweet affichait 665. Alors une idée m’a traversé la tête. Et si je tweetais sur le « chiffre 666 » en guise de mon 666e tweet ? Ainsi je me suis permis de réfléchir sur la mystification et la démystification de ce chiffre. Bonne lecture et salut chez vous. La mystification et la démystification du chiffre 666 ont été des sujets de débat et de fascination depuis des siècles. Ce chiffre est souvent associé au diable ou à des forces maléfiques, ce qui a contribué à son statut de symbole de peur et d'inquiétude.

Dans la tradition chrétienne, le #chiffre666 est considéré comme le signe de l'Antéchrist, une figure maléfique qui apparaîtra à la fin des temps pour semer le chaos et la destruction. Il est associé à la corruption, à la tentation et à la déviation du droit chemin. Le chiffre 666 est mentionné dans le livre de l'Apocalypse, où il est décrit comme le "nombre de la bête". Cette association avec le mal a alimenté les croyances et les superstitions entourant ce chiffre. De nombreuses personnes ont cherché à élucider sa signification exacte, à trouver des connexions avec des événements historiques ou à l'utiliser comme un moyen de prédire l'avenir.

Au fil des siècles, le chiffre 666 est apparu dans de nombreuses œuvres littéraires, cinématographiques et artistiques, renforçant ainsi son statut de symbole puissant et intrigant. Il a été utilisé pour représenter des personnages maléfiques, des sociétés secrètes ou même des phénomènes surnaturels. Cependant, il est important de noter que ce chiffre a été largement interprété de différentes manières à travers l'histoire. Son interprétation peut varier en fonction des croyances et des perspectives individuelles. Certaines personnes voient le chiffre 666 comme un avertissement contre les excès de la cupidité et du matérialisme, tandis que d'autres le considèrent simplement comme un symbole de la malchance ou de la superstition. Par ailleurs, certains groupes considèrent ce chiffre comme un symbole de l'imperfection humaine ou de la nature décadente de l'humanité. D'autres ont suggéré des liens avec des dirigeants politiques ou des événements spécifiques, mais ces interprétations restent souvent spéculatives et sujettes à controverse.

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La démystification du chiffre 666 consiste à remettre en question les croyances et les peurs qui lui sont associées. Certains chercheurs ont proposé des explications alternatives, suggérant que le chiffre 666 pourrait être une référence à l'empereur romain Néron ou à d'autres figures historiques. D'autres ont souligné que la signification de ce chiffre dépend souvent de l'interprétation personnelle et du contexte culturel dans lequel il est utilisé. Il est important de reconnaître que le chiffre 666 est avant tout un symbole chargé de significations différentes pour différentes personnes. Il peut être perçu comme un symbole de peur et de mal, mais il peut aussi être interprété de manière plus nuancée ou symbolique. La démystification de ce chiffre nous encourage à questionner les croyances et les superstitions qui nous entourent, et à chercher une compréhension plus profonde et plus objective. C’est nécessaire de prendre du recul et de ne pas laisser le chiffre 666 nous submerger de peur ou de superstition. Il est essentiel de comprendre que les chiffres et les symboles n'ont de pouvoir que celui que nous leur accordons.

Nous devons creuser en nous, sortir de l’emprisonnement dogmatique, voyager, observer, interagir, pour nous améliorer et contribuer ainsi à l’amélioration de notre société, de notre pays la #RDC et de l’univers.

SAVOIR AGIR POUR PROGRESSER. Salut chez vous !

Faustin Luanga

Pourquoi ne pas écouter nos économistes qui posent souvent une réflexion vraie sur le code minier...Tel est le souci de monsieur Faustin Mukela Luanga, suivons la vidéo... "Budget programme", c'est Quoi !

#RDC: L’Etat de droit et la bonne gouvernance.

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Dr.Prof Faustin Mukela Luanga

La mise en place d'une politique drastique de lutte contre toutes les formes de délinquance, y compris la délinquance et la violence d'État, est en effet essentielle pour garantir l'État de droit et la bonne gouvernance. L'idée d'instaurer une Commission nationale de lutte contre la corruption est une mesure prometteuse.

Cette commission, rattachée directement au Premier ministre (actuellement elle est rattachée à la Présidence de la République), pourrait jouer un rôle crucial dans la lutte contre la corruption en réunissant différentes parties prenantes. Une instance collégiale de direction, composée de membres du Parlement, de magistrats des trois ordres et de représentants de la société civile, permettrait une prise de décision équilibrée et une approche multidisciplinaire.

De plus, la création d'un corps d'inspection et d'enquête, composé de magistrats, de policiers, d'inspecteurs des finances, de contrôleurs des impôts et de douaniers assermentés et détachés de leurs corps d'origine, avec des pouvoirs d'investigation et de poursuites devant les tribunaux, renforcerait les capacités de la commission. Ces experts spécialisés pourraient mener des enquêtes approfondies et prendre les mesures nécessaires pour traduire les auteurs de délits en justice.

 

Il est important de souligner que la lutte contre la corruption et la délinquance ne peut être menée efficacement que si elle est soutenue par une volonté politique forte, des ressources adéquates et une coopération étroite entre les différentes institutions concernées. Une approche holistique et inclusive, impliquant également la société civile, est essentielle pour garantir des résultats durables.

#RDC - Mettons de l’intelligence dans nos actions et projets.

Faustin Luanga, citoyen congolais avec droits de cité.

Économie :  Au cours d’une conférence-débat sur le Budget 2024 à l’IFASIC : Faustin Luanga : ” 16 milliards, c’est peu face aux défis immenses. Nous devons récupérer les leviers de notre économie nationale. ”

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Dans le cadre de la poursuite des festivités marquant le premier cinquantenaire de son existence, l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication, en sigle IFASIC, a organisé, ce jeudi 28 septembre 2023, une conférence-débat autour du thème ” Budget 2024 ; Dans le contexte d’une économie fortement dollarisée et sous-bancarisée. Les résiliences congolaises.

” Avec comme orateur du jour le professeur Faustin Luanga Mukela, économiste de formation, haut fonctionnaire international, homme d’État et ambassadeur itinérant du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo depuis le 4 juin 2021.

Mise en place terminée, hymne national de la République Démocratique du Congo (RDC), hymne de l’IFASIC, suivi par la chanson ” Congo-Avenir ” du feu Tabu Ley Rochereau interprétée avec maestria par la chorale de cette alma mater. Premier à prendre la parole, le Recteur de l’IFASIC, le professeur Jean-Richard Kambayi Bwatshia, a prononcé son mot de circonstance avant de souhaiter la bienvenue à l’hôte de marque de son institution.

Puis, le professeur Jean-Chrétien Ekambo Duasenge va le succéder à la tribune pour présenter brièvement à la communauté académique et scientifique l’orateur du jour.

  • Après cette brillante présentation faite dans la salle Malembe Tamandiak qui rappelle aux uns et aux autres l’histoire glorieuse de cet Institut, place à la conférence.

” Le budget d’un pays, partout dans le monde, est toujours contextualisé ”, a déclaré d’entrée de jeu l’économiste doublé de sa casquette de professeur Faustin Luanga qui a, pendant une demi-heure, parlé et suscité le débat à l’issue de cet exercice de redevabilité citoyen de la transmission du savoir aux générations futures.

Face aux besoins multiples et aux moyens souvent limités ou insuffisants, il convient, pense l’orateur du jour, de faire toujours des allocations, des arbitrages et discussions autour de l’autorité budgétaire qui est le Parlement congolais (Assemblée nationale et Sénat). Qu’en est-il du projet de loi des Finances 2024 ?

A combien se chiffre-t-il en recettes et dépenses ? Le projet de loi des Finances 2024 présenté en équilibre, en dépenses et en recettes, à hauteur de 40.464 milliards CDF (16, 185 milliards de dollars américains), soit un accroissement de 24,7% par rapport à l’exercice 2023, est une reconduction de la loi de Finances de 2023 dont les recettes ” peinent ” à être mobilisées.

Le taux de change moyen a été fixé à 2.528 CDF pour 1 USD. ” Si le taux de change se fluctue, ce budget sera impacté ”, a-t-il alerté. Comment le pays va-t-il résister à cette fluctuation et tant d’autres ?

” Près du tiers du budget 2024, soit 33%, proviendra de l’extérieur. C’est une fragilité qu’il faut conceptualiser ”, a indiqué le professeur Luanga.

Avant de rappeler le contexte dans lequel ce budget a été élaboré :

  1. Les élections générales de décembre 2024 ;

  2. Les 9èmes jeux de la Francophonie ;

  3. La guerre à l’Est et l’insécurité à Kwamouth occasionnée par le phénomène Mobondo ;

  4. Le pays vient de sortir de la pandémie de COVID-19 qui a occasionné le ralentissement de l’économie mondiale, et enfin ;

  5. Le Programme de développement local de 145 territoires (PDL 145T).

 

S’agissant de la dédollarisation de l’économie Congolaise, celle-ci, à en croire ce professeur d’universités, fait que la politique monétaire échappe totalement au contrôle de Kinshasa.

Le dollar américain n’étant pas la monnaie nationale, quand il se déprécie aux États-Unis d’Amérique, parallèlement, il affecte des pays tels que la RDC dont la monnaie nationale, le Franc congolais, n’est pas convertible sur le plan international.

” Nous produisons ce que nous ne consommons pas et importons ce que nous ne produisons pas ”, a rappelé le prof. Luanga Faustin. Poursuivant sa communication, il a fait savoir que la RDC est très dépendante des importations et du dollar américain. Des pans entiers de l’économie Congolaise dépendent aussi, selon lui, des capitaux étrangers.

  • Il s’agit des secteurs des mines, télécoms, banques, BTP, transport aérien, assurances et réassurances, pour ne citer que ceux-ci.

” Face à l’affaiblissement du système des Nations-Unies, au retour de la guerre froide entre l’Occident et l’Orient via l’Ukraine et la Russie, à la montée en puissance de l’économie Asiatique, à la fragmentation économique et regulatoire sur le continent africain dans un monde globalisé et globalisant, la RDC ne doit plus continuer à élaborer son budget de cette manière ”, a dit le professeur Luanga. Il lui faut un budget-programme, dépenser sur base caisse et une économie qui s’intègrent dans le monde.

” Nous avons des richesses que nous n’arrivons pas à transformer sur place faute d’intelligence économique, c’est-à-dire notre capacité à transformer les matières premières en biens et services au profit du bien-être collectif car, celui qui a l’information possède l’avantageénorme dans un monde globalisé.

A titre illustratif, Faustin Luanga a donné l’exemple de l’espace aérien congolais qu’il considère comme une mine d’or mais malheureusement, laissé totalement à l’abandon dans un pays enclavé et grand comme le Congo.

On ne peut pas laisser notre espace aérien entre les mains des compagnies aériennes étrangères. ” Fallait-il le donner à Rwand’air ? Non. Le permettre, c’est donner gratuitement notre espace aérien à l’étranger. ” Exploitons-le comme nous exploitons déjà le sous-sol ”.

Tel a été son conseil à ce sujet. Idem pour les eaux douces du Congo pour améliorer les taux de la desserte en eau et en électricité, des forêts congolaises pour une économie verte, l’économie du futur, du secteur des télécoms avec l’avènement des Big data pour une utilisation économique et stratégique, de la propriété intellectuelle qui génère beaucoup des moyens pour le trésor public sous d’autres cieux comme au japonais. Mais comment mettre l’intelligence au service de l’économie ?

A cette question, le professeur Luanga n’est pas allé par le dos de la cuillère. Il a conseillé de changer la manière de faire les affaires en recourant aux quatre modèles de réussite suivants : 1) Business to business (BtoB), 2) Business au Gouvernement et vice-versa, 3) Gouvernement au Gouvernement et enfin, 4) Gouvernement aux consommateurs. Ce sont des possibilités, mieux des potentialités, car l’économie du futur appartiendra à celui qui maîtrise le savoir.

Il s’agissait pour le professeur Luanga Faustin de cogiter avec la communauté scientifique et académique de l’ex ISTI sur quelle manière, à partir du budget national, le Gouvernement de la République pouvait structurer l’économie Congolaise afin d’améliorer le bien-être collectif.

Pourquoi ? Réponse avec notre brillant orateur : ” Parce que ce budget reflète la vision du Gouvernement pour l’avenir du pays. Il y a l’aspect recettes, il y a l’aspect dépenses (…). L’économie Congolaise, de façon générale, est mal structurée depuis l’époque coloniale. Il faut réfléchir profondément sur comment la réorganiser afin qu’elle devienne résiliente.

Le peuple Congolais est résilient sur différents aspects. Quand vous regardez, tout le monde est devenu (presque) commerçant en essayant d’améliorer ses maigres moyens. Il faut réorganiser l’économie pour faire prévaloir les intérêts de l’État ”.

Dans cette affaire, le Gouvernement Sama Lukonde a essayé tant bien que mal, sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, mais comme tout le monde le sait, son mandat est arrivé à terme. ” Il doit y avoir une réflexion profonde pour l’avenir de ce pays s’il arrive à être réélu, ce que je crois. Il faut que l’on pense à l’avenir. Parce que, le Congo mérite mieux, un développement rapide ”, a-t-il plaidé.

Quelle est la recette que vous proposez ?

A cette question de la presse, l’ambassadeur itinérant du chef de l’État Faustin Luanga a répondu en ces termes : ” 16 milliards de dollars américains, c’est peu pour un pays immensément riche comme le nôtre. Nous devons récupérer les leviers de notre économie nationale, s’approprier l’économie du pays, nos minerais, les richesses congolaises au lieu de les laisser entre les mains des expatriés ”.

Pour ce faire, l’expert économiste et professeur d’universités a proposé quelques pistes de solutions dont notamment :

 

1) La révision du code des investissements 20 ans après (Loi n° 004 du 21 février 2002 portant code des investissements);

2) Forcer le partage des richesses avec les investisseurs et tous ceux qui vont venir après;

3) Renforcer la loi sur la sous-traitance dans le secteur privé (Loi n° 17/001 du 08 février 2017 fixant les règles applicables à la sous-traitance dans le secteur privé) afin de créer beaucoup de millionaires Congolais afin d’avoir des riches Congolais car, il y en a pas assez. On ne peut pas développer le Congo sans les millionnaires Congolais. Il faut les créer et c’est rôle dévolu à l’État.

 

Un mot sur la monnaie nationale le Franc Congolais ?

” La monnaie, c’est le sang de l’économie d’un pays. Il faut réfléchir profondément sur comment s’approprier et renforcer le Franc Congolais.

Il faut la transformation, la captation de la chaîne de valeurs, approfondir des réflexions par secteur et surtout, les mines dont les minerais stratégiques, commencer par les transformer sur place afin de créer de la valeur ajoutée. Idem pour le secteur agricole avec le café, le thé, le manioc, le riz, les fruits… Pourquoi pas dans les secteurs des télécoms et de l’industrie de pointe avec la fabrication des batteries électriques ”.

Bref, nous devons faire mieux pour un Congo nouveau. Mais comment faire face à la corruption qui gangrène l’économie Congolaise ?

” Vous savez, le Président a fait de la lutte contre la corruption l’un de ses chevaux de bataille. L’Inspection Générale des Finances (IGF), le gendarme financier, essaye de la combattre avec la patrouille financière.

Il ne faut pas voir la corruption seulement au niveau de l’État, il y en a aussi au sein des universités et instituts supérieurs, familles… et dans le secteur privé. Chacun de nous doit la combattre sous toutes ses formes comme un cancer à éradiquer dans le pays ”, a-t-il martelé avant d’annoncer la bonne morale :

” C’est de la responsabilité de tout le monde. Pas seulement du Gouvernement.

Je pense que c’est un mécanisme de survie. Pourquoi ? Parce que les gens se laissent corrompre. Essayons d’améliorer leurs conditions de travail et de vie, en payant régulièrement des salaires décents, nous verrons que les gens vont eux-mêmes commencer à réfléchir deux fois, en mettant une forte sanction pour le corrompu et le corrupteur ”.

Dieudonné Buanali

RDC: Quelle économie pour espérer émerger? Osons oser!

Paraphrasant le Professeur Kenyais Ali Mazroui, je dirai que la RDC en particulier (et l’Afrique en général) produit ce qu’elle ne consomme pas et consomme ce qu’elle ne produit pas, accentuant ainsi sa dépendance et sa vulnérabilité. Ce qui est tout simplement inacceptable aux regards des potentialités du pays. Avec sa petite base productive, un secteur manufacturier embryonnaire (environ 10% du PIB), la RDC produit peu, transforme peu, exporte peu, et importe plus, d’où le déficit chronique de sa balance commerciale. En voici l’exégèse chers @KallyKiakwama et @De_muya.

Le combat doit commencer par inverser la tendance : organiser et élargir la base productive, développer la culture des produits à exporter. Le réalisme nous oblige et nous impose d’être sérieux; de faire de choix de secteurs et de produits stratégiques tels le cobalt, coltan, cuivre, lithium, etc. (pour les mines); café, thé, haricots, huile de palme, riz, maïs, manioc, etc. (pour l’agriculture), télécom, e-commerce, tourisme, banques, assurances et transport, etc. (pour les services)... Et ensuite d’organiser leur production, transformation, transport et distribution... par des politiques globales et sectorielles cohérentes en développant ou en se greffant sur des chaînes globales/régionales de valeurs et de logistiques des transports/distributions. Il y’a certes des préalables : rétablir la paix et la sécurité; investir dans le «soft » - éducation, santé, bonne gouvernance, refonte et réforme de l’administration, etc.; et investir dans le « hard » - infrastructures: énergies, network des transports (routes, rails, ports, airports, etc.), éducation, santé, sport, tourisme, etc.

Tout ceci devrait être coulé dans un plan global pluriannuel décliné dans des plans sectoriels pluriannuels avec des objectifs quantifiables et vérifiables (mesurables); des instruments actionnables; et des mécanismes de financement appropriés et innovants… Pour transformer la RDC, pour son émergence et son développement, il y’a lieu de réfléchir autrement… L’Etat doit devenir stratège et s’approprier de l’intelligence économique. L’Etat ne doit pas être émasculé, il doit être renforcé aux fins de bien orienter et mieux accompagner le secteur privé, voir même le créer. Osons oser! C’est possible, c’est faisable… Salut et bon dimanche chez vous. Faustin Luanga

RDC: L’un des objectifs premiers de la Banque Centrale du Congo (BCC) est de maintenir la stabilité des prix par une politique monétaire rigoureuse

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Récemment, la BCC a eu à relever son taux directeur à 25% et on a crié à la panique. Je suis d’avis que rien de grave ne se produira dans une économie « très dollarisee » et « moins bancarisée » comme celle de la RDC. La BCC fonctionne avec seulement 15 à 20% de la masse monétaire en francs congolais; 85 à 80% étant hors du circuit bancaire. Ce phénomène est lié à la sous-bancarisation du pays; il existe un seul guichet pour 2 million d’habitants et pour une superficie de 56 000 km2. Dans certains coins du pays, il n’y a aucune institution financière.

Ne souffrons pas de la myopie ou du fétichisme des théories économiques dans un pays où le secteur informel règne en prince et la notion économique du marché susceptible de s’ajuster est questionable.

L’histoire économique récente de ce pays nous apprend que la BCC avait déjà relevé fortement son taux d’escompte de 20 à 65% en février 2005 (soit 45 points d’écart), afin de résorber le surplus de liquidités monétaires et contenir leur expansion, et rien de grave ne s’était produit. Demeurons alors serein. 

Certes ce relèvement des taux d'intérêt à 25%, rendra mécaniquement les prêts en franc congolais plus coûteux (une proportion négligeable par rapport au volume de prêt en dollars), ce qui pourrait freiner les dépenses et l'activité économique; et par ricochet cela pourrait potentiellement contribuer à limiter la pression sur les prix et contenir l'inflation.

Ce relèvement pourrait aussi créer un effect d’éviction en encourageant les investisseurs à déplacer leurs capitaux vers des actifs en dollars, ce qui pourrait renforcer encore la dollarisation de l’économie.

Cependant, comme l'économie de la RDC est étroitement liée au dollar et que la majorité des transactions se font en dollars, les fluctuations des taux de change peuvent jouer un rôle important dans la détermination de l'inflation. Si le franc congolais perd de la valeur par rapport au dollar, les importations deviennent plus coûteuses, ce qui peut entraîner une hausse des prix des biens importés et potentiellement contribuer à l'inflation. Sur le plan interne, des congolais qui convertissent au quotidien leur franc congolais en dollars verront leurs petites économies fondre suite à la dépréciation du franc. Car le dollar ne s’apprécie pas mais c’est le franc congolais qui se déprécie…

En résumé la pression inflationniste observée, la dépréciation du franc congolais par rapport au dollar sont des conséquences des effets combinés du dérapage monétaire, de l’augmentation des dépenses militaires suite à la guerre à l’Est du pays, de la hausse des prix des produits pétroliers, de rigidités du « marché » (spéculations et théorisation) suite au poids du secteur informel… Le relèvement de taux d’intérêt directeur de la BCC ne sait pas être le seul instrument pour résorber ce déséquilibre du cadre macroéconomique.

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En mon humble avis, l'impact de ce relèvement de taux d'intérêt sur l'inflation dans une économie fortement dollarisée, sous-bancarisée comme celle de la RDC dépendra de la complexe interaction entre les taux de change, les politiques monétaires et budgétaires, et la structure de l'économie congolaise, qui malheureusement demeure trop extravertie, très dollarisée, et en large partie dans l’informel... Réfléchissons pour construire une économie qui répond aux besoins et aux attentes des congolais.

                                                                                                                                                          Dr. Faustin Luanga

RDC: (3) Secteur Agricole - Quelques éléments de réflexions

Bonjour. Voici ci dessous ma troisième réflexion. Après celles portant sur le rôle des partis politiques et sur l’éducation (l’homme congolais); la réflexion de ce jour se focalise sur le secteur agricole. Bonne lecture. Faustin Luanga

Dans un pays comme la RDC avec ses 102 millions d’habitants en 2023, et son immense territoire, la réduction de la pauvreté doit impérativement prendre en compte le secteur agricole, clé de tout progrès en RDC.

Quelle agriculture voulons-nous pour la population congolaise et avec quels moyens ? Le Pays a-t-il besoin de l’autosuffisance alimentaire (à produire impérativement localement) ou de la sécurité alimentaire (à se procurer à travers le monde), ou les deux?

Grâce à sa vaste étendue de terres propices à l'agriculture, ses amples ressources hydrauliques, et à sa forte croissance démographique composée majoritairement des jeunes, la République Démocratique du Congo (RDC), dispose d'un potentiel très large pour devenir un grand "grenier agricole" c'est à dire capable de produire et d'exporter des produits agricoles. Les conditions climatiques, y compris la pluviométrie, varient beaucoup d'une région à l'autre et offrent une excellente base pour le développement de diverses activités agricoles, sylvicoles et d'élevage. La croissance soutenue de la demande interne serait également un argument en faveur du développement du secteur.

Sur une superficie totale de 227 millions d'hectares, 75 millions (33%) sont classifiés comme des terres arables et des pâturages. Toutefois, la superficie activement utilisée est estimée à environ 7,5 millions d'hectares dont 3,5 millions pour l'agriculture et 4 millions d'hectares consacrées aux pâturages. La RDC dispose aussi de 55 millions d'hectares de forêts denses exploitables. La Cuvette du Congo, avec un réseau hydrographique qui représente la moitié d'eau douce de l'Afrique, dispose d'une variété agro-climatique favorable à la culture de la banane, du manioc, de l'hévéa, du palmier à huile, du cacao et du café, pour ne citer que ces produits. Les zones de montagnes vers l'Est et le Nord-Est du pays, avec un climat tempéré, se prête à l'élevage, à la culture de la canne à sucre, de la pomme de terre, du thé et du café. Par ailleurs, au centre du pays, les zones de savane sont favorables à la culture des légumineuses à graines, des céréales, du riz, du coton et aussi à l'élevage. La production halieutique d'environ 200'000 tonnes pourrait être triplée ou quadruplée...

Malgré son potentiel considérable, le secteur agricole tarde à devenir un important vecteur de diversification de l'économie nationale et de lutte contre la pauvreté. Le secteur emploie plus de 70% de la population active, fournit la principale source de revenus pour environ 80% de la population congolaise [toutes activités rurales confondues], mais sa contribution aux richesses nationales (PIB) n'a cessé de baisser. Estimée à 70% entre 1960 et 1980, la part de l'agriculture dans le PIB a chuté à 50% en 2000 et ne représente qu'environ [25% en de PIB en 2020]. Cela dénote une productivité nettement inférieure à celle des autres secteurs de l’économie. Les recettes d’exportation agricoles ont aussi décliné dramatiquement, passant de 334 millions $US en 1995, à 4,3 millions $US en 2003 et malgré la tendance de reprise n'ont pas encore retrouver leur niveaux de 1995. [Mettre à jour les statistiques]

L'agriculture congolaise demeure dominée par des unités d'exploitation polyculture d'ordre familial à petite échelle (1 à 2 hectares) associée au petit élevage (caprins, ovins, porcins et volailles); et la faible mécanisation résultant en un taux de productivité peu élevés dans de nombreuses filières. À part les plantations privées de café, du thé et de palmier à huile, la majorité des exploitations relève du régime foncier coutumier. Ceci a eu pour effet le non-enregistrement de la plupart des terres, et l'inexistence d'un marché foncier officiel. Le secteur se caractérise aussi par la fragmentation du marché intérieur, due essentiellement à l'insuffisance des infrastructures et au manque de platesformes commerciales, ce qui tend à réduire la marge bénéficiaire des producteurs. Les services d'extension demeurent embryonnaires et le manque d'un cadre légal décourage la création d'associations et coopératives agraires. L'accès au crédit demeure difficile et pénalise un secteur qui souffre d'un besoin important d'investissement en matériel biologique (toutes les plantations sont vielles, peu productives et vulnérables à un grand nombre de maladies) et en équipement agricole. Par ailleurs, les procédures d'exportation demeurent difficiles et les prélèvements importants, érodant la compétitivité du secteur agricole dont la plupart des intrants et équipements sont importés.

Que faire? Comment faire pour que la RDC devienne un grand "grenier agricole", capable de produire et d'exporter des produits agricoles? Quelle est la politique agricole du pays nous proposée par le gouvernement ? Quels seront les objectifs poursuivis par le gouvernement? Quels en sont les moyens financiers et autres instruments? Est ce que ces instruments sont ils de nature à permettre au pays d'atteindre les objectifs assignés?

Pour attirer plus d’investisseurs dans le secteur agricole, la loi agricole actuelle devrait évoluer pour accommoder la majorité de part au pourvoyeur de capitaux quelque soit son origine. Faire jouer la loi de la sous traitance pour promouvoir les nationaux. Le gouvernement devrait être en mesure de proposer clairement comment il compte re-dynamiser et promouvoir le Secteur Agricole et ses différentes filières; et surtout comment il va financer son programme?

Il faudrait particulièrement apprécié la planification par objectifs et le mapping des institutions et parcellisation agricole en raison des caractéristiques locales. C’est effectivement un moyen efficace d’intégration de nos populations. En voulant tout faire et centraliser (caractéristiques de grosses fermes décidées et gérées à partir de Kinshasa, comme Bukanga Lonzo), nous courons le risque des échecs en nous éloignant des besoins de citoyens et de ne proposer donc pas des solutions appréciées à leurs différents problèmes.

Il y a lieu de réfléchir sur quelques leviers: organisation, régulation, financement, formation/encadrement/accompagnement des fermiers et agriculteurs... Le Ministère de l’Agriculture avait convoqué une réflexion dans ce sens il y’a environ deux ans (en 2020?).

Merci d'avance pour vos échanges que je souhaite, novateurs, complémentaires et enrichissants.

Salutations fraternelles et bon dimanche chez vous. Faustin Luanga

RDC : Education, un grand chantier à bâtir

Le système éducatif de la République Démocratique du Congo (RDC) continue à former et à produire des milliers des diplômes sans rapport avec ou sans aucune vision cohérente de l'utilisation optimale de ces diplômés... Toute formation et/ou tout système éducatif devrait répondre à des objectifs sociaux et de développement donnés que s'est fixé le pays. Mais en cette matière, dommage d'observer que la RDC, comme dans beaucoup d'autres secteurs, navigue à vue... L'offre de l'éducation est en inadéquation avec la demande du marché de travail du pays. On doit réconcilier les deux. Le chantier de l'éducation dans son ensemble est à repenser... On ne peut pas vouloir changer « l’homme congolais » sans penser à changer aussi son école. L’école, ce n’est pas seulement des bâtiments, c’est surtout et avant tout des programmes susceptibles de répondre aux attentes du présent et de l’avenir du pays. Aucun pays au monde ne s’est développé sans un système éducatif bon et approprié. La RDC ne peut rêver de l’émergence ou du développement sans former dans des bonnes conditions (en infrastructures et en programmes) ses filles et ses fils qui vont porter cette émergence.

Dans un pays disposant d’immenses forêts et réserves d’eau douce, l’on devrait retrouver/revaloriser et créer des Grandes Ecoles formant des ingénieurs agronomes, des agronomes, des moniteurs agricoles; des ingénieurs spécialistes en pêches, en forêts, en environnement; des spécialistes en Zoologie, en Botanique, en Biologie forestière et marine, en Génétique, en Economie Bleue, Verte et Circulaire; etc. La RDC étant décrite comme un scandale géologique suite à ses multiples ressources minières et hydrologiques, l’on devrait revaloriser et créer des Grandes Écoles formant des ingénieurs des mines, d’électricités, des bâtiments, des conducteurs des travaux, etc. A l’instar de grandes écoles et des grands laboratoires d’agronomie (compte tenu de nos forêts), il serait impérieux au pays de se doter aussi des grandes écoles de médecines tropicales. Il faudrait aussi valoriser des formations intermédiaires d’artisans et de recyclage…

La refonte du système éducatif Congolais est un chantier extrêmement énorme qui risque de prendre plusieurs années au vu du niveau extrêmement bas de la population et surtout des formateurs.

Le moyen le plus rapide pour faire évoluer l'éducation est d'assurer l'inclusion numérique et avoir un plan de transition numérique très audacieux.

Vulgariser la fibre optique et l'accès au broadband sera un atout incontournable, pendant que les experts réfléchiront sur l'élaboration d'un nouveau programme scolaire et académique.

La mise à disposition de bibliothèques digitales, tout comme la télé-éducation, permettraient de diffuser plus rapidement le savoir. Seulement, cela impose ls stabilisation de certaines infrastructures: l’électricité notamment.

A la base de tout, et au cœur de tout programme que voudrait nous proposer des “fameux candidats présidents ou députés” nous devrions retrouver une place d’or aux questions de formation/éducation dans tous ses démembrements. Un pays qui ne maîtrise pas le savoir sera toujours à la traîne des autres... Avec Kofi Annan je dirai tout simplement: “Le savoir, c’est le pouvoir. L’information est libératrice. L’éducation est le principe du progrès, dans toute société, dans chaque famille...” Nous devons continuer à nous former, à nous informer et à échanger.

La Bible ne dit pas qu'au commencement était le Verbe? La RDC manque-t-elle le savoir? Ça se discute...

Salut et bon dimanche chez vous !

Faustin Luanga, économiste congolais au service de l’humanité, citoyen congolais avec droit de cité.

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SADC: Après l'étape, la délégation de la RDC vient d'être reçue par le président du Zimbabwe, Mr Emmerson Mnangagwa. Objectif : obtenir le vote pour Dr Faustin Mukela Luanga au poste de Secrétaire Exécutif de la SADC

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LES DEFIS SECURITAIRES, ECONOMIQUES ET POLITIQUES POUR UNE STABILITE DURABLE DE LA SADC. ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC LE Prof. FAUSTIN LUANGA MUKELA, CANDIDAT AU POSTE DE SECRETAIRE EXECUTIF DE LA SADC

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La campagne vient de commencer , le prof Dr. Faustin Mukela Luanga PhD candidat au poste du secrétariat exécutif de la SADC en campagne après Angola , la délégation qui accompagne le candidat fera plus de 7 pays cette semaine notamment Zimbabwe ,Afrique du sud, Zambie, Tanzanie, Swaziland, Lesotho et Mozambique.

La seconde étape la semaine prochaine. Prions pour notre candidat.

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Felix Tshisekedi nomme Faustin Luanga ambassadeur itinérant

Par  Rodrigue Fénélon Massala  - 5 juin, 2021

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Le candidat de la RD Congo au poste de secrétaire exécutif de la SADC a été promu aux termes d’une ordonnance présidentielle rendue publique ce vendredi 4 juin, ambassadeur itinérant du chef de l’Etat Félix Tshisekedi chargé du suivi des organisations internationales.

Fonctionnaire depuis 1996 à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Faustin Luanga vient d’être conforté dans une position qui lui permettra d’aborder avec méthode, la phase cruciale des interviews des prétendants au poste de secrétaire exécutif de la Communauté économique des Etats d’Afrique australe (SADC) qui débuteront la semaine prochaine .

Docteur en économie formé au Japon, il est spécialiste du commerce international. Poulain de Felix Tshisekedi, homme de l’ombre et des dossiers spécifiques auprès du président de la RDC, Faustin constitue un atout pour le rayonnement de la politique régionale du chef de l’Etat congolais.

A l’annonce de sa nomination, l’homme qui s’est confié à Financial Afrik a d’abord remercié le président Tshisekedi pour la confiance portée à son égard, et nous a précisé être préparé à relever les challenges et les défis en vue de partager la vision d’une SADC des peuples et pour les peuples.

RDC RTNC Écho d’Europe: Jean Pierre Onema reçoit le Prof Dr Faustin Mukela Luanga, le Candidat officiel de la RDC au poste du Secrétaire Exécutif de la #SADC: Sommet de Paris sur le financement des économies africaines, soutiens des FARDC à l’Est de la RDC, la candidature de la RDC pour diriger la SADC, tout y est... Suivez et appréciez. Salut chez vous.

DRC RTNC Echo of Europe: Jean Pierre Onema receives Dr Faustin Luanga, the official candidate of the DRC for the post of Executive Secretary of the SADC: Paris Summit on the financing of African economies, support of the FARDC in the East of the DRC, the DRC's candidacy to lead the SADC, everything is there ... Best regards and enjoy the show.

La SADC entrera-t-elle dans l'histoire en élisant un francophone à son poste le plus élevé ?

La Communauté de développement de l'Afrique australe communément appelée par son acronyme SADC est une organisation sous-régionale qui regroupe seize pays. Neuf pays anglophones, ( Botswana, Eswatini, Lesotho, , Malawi, Namibie, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe) deux, lusophones (Angola, Mozambique) et oui, cinq, pays francophones (Comores, République démocratique du Congo, Madagascar, Maurice, Seychelles)

Un francophone doit encore occuper le poste suprême de Secrétaire exécutif de l'Organisation. Les élections du septième Secrétaire exécutif auront lieu en août prochain, et c'est désormais un duel entre un candidat anglophone Elias Mpedi Magosi du Botswana et un candidat francophone, le professeur Dr. Faustin Luanga Mukela de la République démocratique du Congo.

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Dr.Prof Faustin Luanga Mukela

M. Elias Magosi est l'actuel secrétaire permanent du président du Botswana. Diplômé en économie et statistiques avec un diplôme d'études supérieures en organisation et développement, il a une vaste expérience dans le gouvernement, et c'est sans surprise qu'il occupe le poste actuel qui fait de lui le chef de la fonction publique du Botswana. Il ne semble pas avoir d'expérience avec les organisations internationales en dehors d'un passage d'un an dans la SADC de 2017-2018. Beaucoup restent encore intrigués par le choix de M. Magosi de vouloir quitter un poste puissant comme celui qu'il occupe actuellement, pour un dans une organisation sous-régionale! Compte tenu du fait que la SADC a son siège au Botswana, il n'ira nulle part, alors certains pensent que la réponse à cette question souffle dans le vent de la politique intérieure du Botswana.

Candidat de la République Démocratique du Congo, le Professeur Faustin Luanga Mukela est économiste de formation. Il est titulaire d'un doctorat de l'Université de Nagoya au Japon qu'il a obtenu en 1994 après une maîtrise en relations internationales, économie et finance internationale de l'International en 1991. Engagé dans les questions de développement depuis plus de 25 ans, Faustin Luanga Mukela est un haut fonctionnaire de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à laquelle il a adhéré en 1996. Entre 2001 et 2003, il a effectué un bref passage dans le cabinet du président de la République de RDC de l'époque, Joseph Kabila, en tant que conseiller en économie questions et développement, puis comme administrateur, avec rang de ministre, du Programme National de « Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) entre 2004-2006 suite aux Accords de Paix de San City.

A son actif, il a été à la base de la formulation et de l'exécution de plusieurs programmes de développement des pays africains au sein des instances internationales. Cela explique ses liens étroits avec l'OMC et d'autres institutions telles que la Banque mondiale, la FAO, l'OMS et l'OIT. Faustin Luanga Mukela est, entre autres, chercheur et professeur d'économie, de finance et d'économétrie à l'Université de Nagoya au Japon, et à l'Université internationale de Genève en Suisse. Il a été l'un des experts qui, lors de la fusion du plan oméga du président Wade et du plan africain pour le millénaire (carte) du groupe des présidents Mbeki, Obasanjo, Moubarak et Bouteflika qui a donné naissance au NEPAD.

Le candidat de la RDC, au poste de Secrétaire Exécutif de la SADC, bénéficie d'une grande expérience dans la gestion de grandes institutions et d'une bonne maîtrise des défis majeurs qui pèsent sur les pays membres de l'Union Africaine, dans leur contexte global et spécifique l'environnement, notamment en matière de développement économique, social et environnemental en lien avec l'agenda 2063 de l'Union africaine. Les communautés économiques régionales, comme la SADC, visent à faciliter l'intégration économique régionale entre les membres de chacune des régions et au sein de la grande Communauté économique africaine (CEA), créée par le traité d'Abuja en 1991.

Seuls deux des seize États membres de la SADC ont demandé à remplacer Dr. Stergomena Lawrence Tax, une ressortissante de la République-Unie de Tanzanie, qui est la sixième Secrétaire exécutive et la toute première femme Secrétaire exécutive de la SADC, après sa nomination en août 2013. Ainsi, seule l'histoire dira si nous sommes sur le point d'assister à une autre première, sous la forme d'un Secrétaire exécutif d'un pays francophone.

La concurrence s'intensifie donc au fil des jours. Lors d'une réunion avec le président du Malawi, le président du Botswana a réussi à convaincre le premier de déclarer son soutien à son candidat. Le président Félix Tshisekedi, l'actuel président de l'Union africaine croit en une diplomatie plus silencieuse qui semble désormais porter ses fruits. Il voyage désormais avec son candidat désormais fréquemment vu, pour être présent dans ses audiences avec nombre de ses confrères de la sous-région. L'élection d'un candidat du pays qui abrite le siège est assez rare dans la politique des organisations régionales, ce fait semblera être au cœur de nombreux autres pays étant réticents à avoir le pays hôte qui fournit déjà cinquante pour cent des dotation en personnel pour occuper désormais le poste le plus élevé.

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En attendant, en amont du sommet d'août, les négociations de positionnement se poursuivent, sans doute en vue de trouver un compromis comme il est d'usage au sein de la SADC. A défaut, les chefs d'Etat seront appelés à départager les deux candidats. Ce qui serait une autre première dans l'histoire de la SADC.

Une expérience avérée, un atout indéniable pour le rayonnement de l’organisation sous-régionale

Économiste de formation, Faustin Luanga est titulaire d’un phD en sciences économiques de l’Université de Nagoya du Japon obtenu en 1994 et d’une maîtrise en Relations Internationales, économie et finances internationales de l’université Internationale du Japon obtenue en 1991.

Ancien administrateur du Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, D.R. Congo (2004-2006), il a été à la base de l’élaboration et de l’exécution de plusieurs programmes de développement des pays africains au sein des instances internationales.

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A tout prendre, le candidat de la RDC représente le choix de la raison. Ses innombrables expériences de mobilité internationale dans le cadre académique et professionnel plaideront sans doute en sa faveur, en plus de l’appui dont il bénéficie déjà en interne. Seul pays membre ayant encore son quota intact pour proposer des candidats à ce poste, la RDC peut, au regard du profil de son candidat, s’assurer, d’ores et déjà, d’un plébiscite.

Cellule de Communication du Chef de l’État

communication@presidence.cd

Prof. Dr. Faustin Luanga Mukela

Au cours d’un entretien qui a eu lieu ce mardi 27 avril, le coordonnateur du Mecanisme national de suivi de l’accord cadre d’Addis-Abeba(MNS), Claude Ibalanky, a rassuré le candidat congolais au poste du secrétariat exécutif de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadec) du soutien du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, à sa cause pour le compte de la République Démocratique du Congo.

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En effet, Claude Ibalanky  a informé son visiteur les différents efforts entrepris, ainsi que les contacts déjà pris par le Chef de l’Etat  pour le gain de cause.

Ainsi, le Président de la République Félix Tshisekedi a reçu son homologue zambien, Edgard Lungu, le week-end dernier à Kinshasa. Il en a profité pour solliciter et obtenir le soutien de la Zambie à la candidature congolaise.

Dès son retour de Paris où il a été reçu ce mardi 27 avril  par son homologue français, Emmanuel Macron, Félix Tshisekedi s’entretiendra avec  Faustin  Luanga au courant de cette semaine, renseignent nos sources.

Parmi les personnalités clés déjà ralliées à cette  candidature, figure le nouveau vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, Christophe Lutundula. Il a  promis pour sa part de  s’impliquer pleinement pour faire de cette cause l’une de ses priorités diplomatiques.

Cependant,  Faustin Luanga lui-même a déjà  rencontré et échangé avec plusieurs conseillers du président de la République et d’autres personnalités congolaises et internationales du premier plan. Tous lui ont promis de s’impliquer dans la campagne.

Notons que l’élection du prochain secrétaire exécutif de la SADC aura lieu au mois d’août 2021, à l’occasion du sommet des chefs d’Etats et des gouvernements de cette organisation sous régionale

La Rédaction

La RDC est prête avec Fautin Luanga au poste de Secrétariat Général de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC). Le Botswana joue au trouble fête avec Elias Magosi. Ancien Secrétaire permanent adjoint à la présidence du Bostwana, le "fonctionnaire le mieux payé", avait révélé Botswana Guardian. Bombardé ambassadeur itinérant, Elias Magosi va-t-il maîtriser la diplomatie?

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Contrairement à Elias Magosi, parachuté comme Secrétaire permanent adjoint à la présidence du Botswana, il y a été nommé quelques jours après l'accession du président Mokgweetsi Masisi à la présidence le 1er avril 2018. Elias Magosi a beaucoup de chance, le "Fonctionnaire le mieux payé " avait révélé Botswana Guardian, vient d'être bombardé ambassadeur itinérant, pour apprendre la diplomatie en deux mois avant l'élection au secrétariat exécutif de la SADC. Le 15 mars dernier, le président Botswanais Mokgweetsi Masisi  était à Kinshasa, pour vanter les mérites de son poulain et tenter de persuader la RDC de retirer la candidature de Fautin Luanga.  La RDC et le Botwana sont les seuls deux pays, qui ont statutairement droit, cette année, de présenter des candidatures, au poste de secrétaire exécutif de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), dont l’élection aura lieu en août prochain. 

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La RDC est un éléphant qui se réveille. À Kinshasa et dans les pays Membres de la SADC, les choses bougent et évoluent positivement dans l’ombre. Contrairement aux spéculations sans fondement, des médias "Coupagistes", adeptes du "Congo Bashing" !  La RDC porte la candidature de Faustin Luanga et  soutient son candidat avant, pendant et après son élection. A Kinshasa, les choses s'activent. Le professeur Faustin Luanga a pu rencontrer le vice-Premier ministre aux affaires étrangères, Christophe Lutundula en audience. Les deux personnalités ont échangé utilement pendant une heure du temps. Le VPM a promis de s’impliquer pleinement dès l’investiture du gouvernement et de faire de cette candidature une de ses priorités diplomatiques. Ainsi, dès l’investiture, il a promis de faire une tournée d’itinérance diplomatique dans les 15 pays autres pays membres de la SADC. Ils se sont promis de se revoir régulièrement.

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Entre Elias Magosi, qui a deux mois pour apprendre la diplomatie internationale et Faustin Luanga qui depuis 25 ans y est dans cette diplomatie internationale, le choix est clair. Et la RDC, qui a longtemps laissé sa place aux autres pays, veut jouer son rôle. Le Grand Congo ne laissera pas sa place chiper le Botswana. La diaspora congolaise soutient la candidature de Faustin Luanga, un digne fils du Congo, qui fait sa fierté hors du Grand Congo !  Le lancement de Faustin Luanga en orbite de la SADC est prête. 

#RDC Finances Publiques: La cacophonie continue...

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Il circule sur les réseaux sociaux deux courriers adressés au Chef de l’Etat de la RDC, émanant respectivement de l’Inspecteur Général des Finances et du Ministre des Finances (voir copies jointes ci dessous). Quelques questions. Les deux institutions ne savent elles pas se voir et se parler? Le ministre des finances n’est il pas sensé savoir ce qui constitue exonération légale et/ou illégale? N’est il pas celui qui a compétence d’autoriser les exonérations? Outre, les fonctionnaires de l’Etat n’accusent ils pas bel et bien le retard de deux à trois mois d’arriérés de salaire? Pourquoi des courriers adressés au Chef de l’Etat se retrouvent ils dans la rue/réseaux sociaux avant même que celui ci n’aie eu le temps de les lire ou analyser? Les faits, rien que les faits. Et ils sont têtus...

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Tout ceci fait désordre. C’est tout simplement inacceptable et inadmissible. Pareil imbroglio au sommet est bien dommageable pour la crédibilité du pays.

Il est aussi bien déplorable cette précarité des finances publiques du pays; car la paie de décembre n'est pas garantie.

Par ailleurs, la crise institutionnelle politiquement entretenue dans la perspective des élections de 2023 accroît l'indice de risques du pays, ce qui ne favorise pas les investissements ou les importations via la finance commerciale - de crédits documentaires accordés, ou autres formes d’avances et découverts commerciaux - par des banques au pays ou à l'étranger.

Mondjombo Saidi Sindani

Pourquoi l'IGF et le Ministère des Finances se détestent autant et se lancent-ils dans une guerre des tranchées ?

Pourquoi ne veulent-ils pas consulter les savants en la matière pour dissiper leurs malentendus?

Des économistes comme vous Professeur 

Faustin Mukela Luanga

, ce n'est pas qui manque au Congo, mais hélas !

Tout devient politique et surtout politicardisé, même le secteur qui ne devrait pas l'être...quel dommage !

En tout cas, la sanction positive ou négative des animateurs concernés me semble être le début d'une solution...même si elle ne saura résoudre toute la question, tellement la gestion des finances publiques de notre pays est au fond du gouffre.

Luc Ngandu

Merci prof pour l'analyse très musclée. Cependant, je voudrais avoir d'éclaircissement sur le point qui concerne l'exonération. Peut on parler de l'exonération illégale pendant les autorités habiletés de les donner l'ont fait légalement ?. Nous savons tous que l'instabilité politique a une incidence sur le comportement de l'économie nationale et les recettes publiques. Dans le cadre de la rdc, l'instabilité inter institutionnelle publique est venu s'ajouter sur les conséquences de covid 19 sur l'économie, vous pensez que cette situation n'aura pas d'influence sur le bien-être collectif? Aussi, je fustige le comportement de l'igf. Cette institution est sous la gestion de la présidence et c'est celle-ci qui a droit à la conclusion du travail sous forme d'un rapport. Mais, ce que je déplore est que l'igf fait la publicité de son travail comme font les politiciens, pendant qu'ils sont techniciens.

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(JPO) Sommet de Paris sur l'économie africaine / avec                     Faustin Luanga

La SADC entrera-t-elle dans l'histoire

              23 mai 2021

MAYBELLE BOMA

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FAUSTIN LUANGA, LE CANDIDAT DE LA RDC AU SECRÉTARIAT EXÉCUTIF DE LA SADC [PORTRAIT]

Une fierté nationale! C’est en ces termes que peut se décliner la personne de Faustin Luanga Mukela dont le cursus académique et professionnel est bien à la hauteur du génie qu’il incarne. C’est non sans raison que le gouvernement de la République Démocratique du Congo a présenté le 21 janvier 2021, par le biais du Ministère des affaires étrangères, sa candidature au poste de Secrétaire exécutif de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

La fonction sied parfaitement à ce grand baroudeur des arcanes des communautés économiques régionales d’Afrique qui trimballe plus de vingt-cinq ans d’expérience nationale et internationale sur des questions relatives à la gouvernance commerciale, au développement économique des pays et à leur intégration au système commercial multilatéral.

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Face à un candidat botswanais

Au mois d’août 2021, la candidature de la RDC sera au menu du prochain sommet des Chefs d’État et de gouvernement de la SADC qui se chargera de désigner un nouveau secrétaire exécutif en remplacement de Stergomena Lawrence Tax déjà fin mandat. Face au candidat botswanais Élias Magosi, le Professeur Faustin Luanga Mukela présente des sérieux atouts qui le prédisposent à jouer un rôle moteur dans le fonctionnement de cette institution sous régionale.

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Prof. Dr. Faustin Luanga Mukela

Faire de la SADC une communauté d’intégration capable de promouvoir une croissance économique durable et équitable, et lui garantir le développement socio-économique par le biais d’un système de production efficient, d’une coopération et d’une intégration plus importantes, tel est le rêve qui a toujours taraudé l’esprit de ce brillant intellectuel mû par la volonté faire de l’Afrique australe un acteur compétitif et efficace dans les relations internationales et dans l’économie mondiale.

Pour un secrétariat dynamique, axé sur le développement

Haut fonctionnaire à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis 1996 et, par ailleurs, Professeur d’économie, des finances et d’économétrie à l’Université de Nagoya (Japon) ainsi qu’à l’Université internationale de Genève (Suisse), Faustin Luanga Mukela nourrit des sérieuses ambitions pour la SADC. Il milite pour un secrétariat dynamique, capable de mettre œuvre des Programmes, mais aussi, à même de mobiliser des ressources pour le développement de la région, avec un management orienté vers l’action et le résultat.

Il est prêt à expérimenter toute réforme administrative et institutionnelle susceptible de booster le développement de cette communauté économique régionale. Son programme d’action est ancré essentiellement dans la vision 2050 de la SADC et dans le Plan Stratégique indicatif de développement Régional (Risdp) 2020-2030. Sa bonne maîtrise des défis majeurs qui pèsent sur le continent concernant les questions de développement économique, de paix, de la sécurité, du social et de l'environnement en lien avec l'Agenda 2063, il entend la mettre au service des peuples et des nations.

Marie-Roger Biloa y interroge des experts africains sur ce qu’il faudrait faire pour que la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (#ZLECAF) ne puisse pas être une illusion de plus.

Une discussion franche, sans fards ni langue de bois pour poser les problèmes de manière objective et leur apporter des solutions pratiques et directes.

Marie-Roger Biloa, Milasoa Chérel-Robson , Papa Demba Thiam et Faustin Mukela Luanga Economiste congolais au service de l’humanité.

ZONE DE LIBRE ECHANGE CONTINENTALE AFRICAINE (ZLECAF), QUE FAUDRA-T-IL POUR                          RÉUSSIR ?

Kinshasa: le candidat au secrétariat exécutif de la SADC Faustin Luanga rassuré du soutien de Félix Tshisekedi par Claude Ibalanky

By yabiso 28 avril 2021

SADC: La RDC soutient Faustin Luanga face à Elias Magosi, apprenti en                                  diplomatie!

La République démocratique du Congo est un géant au cœur de l'Afrique, qui se réveille tel un éléphant. Secrétariat Général de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), la candidature de Faustin Luanga dont la compétence, clairvoyance, expertise et l'intégrité dépassent les clivages politiques en RDC. Le fonctionnaire international de l'OMC, Faustin Luanga Mukela, avec plus de 25 ans d'expérience nationale et internationale sur des questions relatives au développement économique des pays. 

Conseiller Économique et de Développement du Président Kabila de la République démocratique du Congo (RDC); Haut Fonctionnaire de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à Genève, successivement : Coordonnateur régional pour le Département Asie et Pacifiques (un portefeuille de 50 pays), Coordonnateur régional pour le Département Afrique à l'Institut pour la Formation et la Coopération 

Technique de l'Organisation Mondiale du Commerce (un portefeuille de 54 pays plus 20 autres pays membres (non africain) de l'Organisation Internationale de la Francophonie)... a le soutient du Grand Congo, des Congolais et sa diaspora éparpillé dans le monde. La RDC est prête avec Faustin Luanga pour la SADC.

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La survivance des exonérations illégales, pas seulement qu’elle amenuise les recettes de l’Etat, mais elle entretient la concurrence déloyale et fait le lit de l'approvisionnement monopolistique, un élément de chantage politique et sécuritaire... Il incombe «aux concepteurs et metteurs en œuvre des partenariats stratégiques » d'établir l'incidence positive sur l'économie nationale et le social collectif... Le Congo et le peuple congolais méritent mieux

Par Prof.Dr Faustin Luanga Mukela

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Commentaires 

Georges Bimpa

C'est très important d'avoir des hommes comme vous car vous mettez votre savoir au service de vos compatriotes et de l'humanité, mais ce qui se passe en RDC actuellement est vraiment dangereux en terme de finances publiques lorsque la paie des agents et fonctionnaires de l'Etat devient incertaine comme c'est le cas maintenant il y a donc un risque sérieux qui nécessite une urgence.

Dr. Faustin Luanga Mukela
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Engagement démontré et soutenu pour le développement des pays dans le monde :

J'ai plus de 25 ans d'expérience nationale et internationale sur des questions relatives au développement économique des pays.  Conseiller Économique et de Développement du Président Kabila de la République démocratique du Congo (RDC); Haut Fonctionnaire de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à Genève, successivement : Coordonnateur régional pour le Département Asie et Pacifiques (un portefeuille de 50 pays), Coordonnateur régional pour le Département Afrique à l'Institut pour la Formation et la Coopération Technique de l'Organisation Mondiale du Commerce (un portefeuille de 54 pays plus 20 autres pays membres (non africain) de l'Organisation Internationale de la Francophonie)...

Cette pandémie bouscule le monde. Elle bouscule aussi les théories économiques, philosophiques et politiques qui soutiennent l’#ordremondial depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Des pays, des états nations, des communautés se renferment et se barricadent; la construction européenne, présentée jusque là comme le grand succès du model d’intégration économique et politique perd son socle de « solidarité et d’entraide ». En pleine « guerre mondiale contre la pandémie »,l’#OTAN, la machine de guerre occidentale, est curieusement aphone et dépassée.

J’espère que vous vous portez bien. Je vais bien et continuer à travailler de la maison - mesures de confinement obligent! Nous en profitons pour penser à l’impact de la pandémie du Coronavirus - #Covid19 - sur notre vie, sur l’économie nationale et mondiale...

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, la pandémie qui est partie de la Chine en décembre 2019 a infecté à ce jour plus de 800’000 personnes dans le monde et fait plus de 40’000 morts. Le virus a été détecté dans au moins 171 pays. Le plus grand nombre de cas ont été enregistrés actuellement aux Etats-Unis, en Italie, en Chine et en Espagne.

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Sous sa forme simplifiée, les ménages possèdent le capital et la main-d’œuvre, qu’ils vendent aux entreprises, qui l’utilisent pour produire des biens et services que les ménages achètent ensuite avec l’argent que les entreprises leur ont donné, complétant ainsi le cercle... Le point à retenir est que toute l’économie moderne continue de fonctionner seulement lorsque l’argent continue à circuler. Le flux financier se retrouve ainsi au centre de toute activité économique.

La crise du COVID-19 a frappé la «machine économique» à plusieurs endroits en même temps perturbant considérablement la circulation des personnes, des biens et de services. Elle attaque les sociétés en leur sein, faisant des morts et détruisant des moyens de subsistance. Tout le fonctionnement de l’ordre - économique, social, et politique - établi se trouve affecté.

Les effets potentiels à plus long terme du Covid-19 sur l'économie mondiale et sur l’économie de chaque pays sont désastreux. Cette pandémie touche et affecte la plupart des Objectifs de Developpement Durable (voir le graphique dans la photo ci dessous). Pour les gens pauvres qui vivent au jour le jour avec de revenus aléatoires comme en République démocratique di Congo (#RDC) et dans la plupart des pays moins avancés d’Afrique et d’ailleurs; les chocs seront énormes.

#Coronavirus va nous plonger dans une récession économique mondiale sans pareille. Après avoir perturbé les chaînes globales de productions mondiales et les logistiques de transports; les interventions de distanciation sociale - des fermetures de frontières, des recommandations visant à limiter la taille des rassemblements sociaux, des blocages soutenus par l’armée et la police, - toutes ces mesures vont certes aider à contenir la propagation du coronavirus, mais en même temps elles entravent la capacité des gens à acheter bon nombre des biens et services qu’ils achètent normalement. Il va en résulter une baisse spectaculaire de la demande des consommateurs qui déprimera la demande globale et plongera l’économie dans le chaos.

Au fur et à mesure que les choses évoluent, si le choc économique de la distanciation sociale finit par déclencher une crise financière, il pourrait rivaliser avec la Grande Dépression, lorsque le PIB américain s’est contracté de 30 % entre 1929 et 1933 et que le chômage a atteint un sommet de 20 %.

Beaucoup d’entreprises devront également licencier des travailleurs, ce qui aggravera le choc de la demande globale. L’effondrement de la demande globale et les licenciements qui en résulteront pourraient entraîner une nouvelle crise financière alors que les entreprises et les travailleurs peinent à s’acquitter de leurs obligations en matière d’endettement...

Dans un nouveau rapport intitulé Responsabilité partagée, solidarité mondiale : répondre aux conséquences socio-économiques du Covid-19, le Secrétaire général de l’ONU appelle chacun à agir ensemble pour faire face à ces conséquences et atténuer le coup porté aux populations (rapport disponible sur le site de l’ONU).

Sommes nous, serions nous prêts? Il importe d’y réfléchir dès maintenant. N’est ce pas?

Salut chez vous et protégez vous. Faustin Luanga, Economiste congolais au service de l’humanité.

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Cette crise sanitaire bouleverse nos habitudes et notre façon de vivre en société. A part la terreur et la mort qu’elle sème, la pandémie Covid-19 force des autorités politiques à prendre des mesures qui énervent toutes les libertés fondamentales (libertés de circuler, de travailler, d’étudier, de prendre de vacances, de socialiser, etc...), libertés pour lesquelles l’humanité s’est battue durement à travers les âges...

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La décision des autorités de «confiner» des gens en leurs domiciles va demeurer dans les annales d’histoire comme l’une des mesures vraiment liberticide. Globalement, environ trois milliards de personnes sont confinées chez elles à travers le monde... Quand le fait de circuler en dehors de sa résidence requiert désormais une permission sous peine d’amendes, on se croirait dans une «prison mondiale». Combien de temps l’humanité va-t-elle demeurer confinée?

Ces mesures mettent aussi à nu des faiblesses au niveau de capacités de résilience des structures hospitalières dans les « grands pays », qui après avoir amoindri et émasculé le rôle de l’Etat dans la définition 

et la gestion des politiques sociales et sanitaires, observent médisant, le retour en force de l’Etat dans la gouvernance de la cité. La «main invisible» et son «fétichisme d’autorégulation» a tout simplement montré ses limites opérationnelles. Quand l’information est asymétrique et le marché imparfait, la gestion de la cité a besoin d’un pilote pour être efficace. Seul l’Etat peut jouer ce rôle.

Ces mesures liberticides montrent aussi les limites de l’imaginaire politique dans les pays à proposer des politiques ou mesures alternatives pouvant mieux sécuriser les citoyens. Tenez! Contrairement à la France, l’Angleterre, l’Italie, l’Espagne, et tant d’autres pays qui appliquent le confinement intégral, la Suisse n’applique pas ce type de confinement total; le pays utilise la géolocalisation de bornage téléphonique mobile pour vérifier les mesures de distanciation sociale. A voir le nombre élevé de décès dans les pays appliquant les mesures de «confinement intégral», il y a lieu de s’interroger sur son efficacité par rapport à d’autres mesures alternatives. Par exemple, à Hong Kong, une entité d’environ 8 millions de personnes, avec une densité très élevée par kilomètre carré d’environ 7’000 personnes s’en sort très bien avec 4 décès; sans confinement de la population mais en portant seulement des masques. Il en est de même du Japon avec environ 70 décès et d’autres pays asiatiques. La Suède et le Pays Bas, pays qui n’appliquent aucune mesure de confinement, enregistrent jusque là peu de décès par rapport à l’Italie, l’Espagne, les États Unis, la France, etc.; pays qui appliquent des mesures de confinement.

Enfin, ces mesures de confinement ne peuvent pas et ne doivent pas s’appliquer d’une façon uniforme à tous les pays. Elles sont tout simplement impossibles à mettre en œuvre dans la plupart de pays africains et autres pays sous développés ainsi que dans les pays moins avancés. Dans ces groupes des pays, certaines personnes sont très pauvres et vivent avec des revenus aléatoires collectés sur base de petits boulots quotidiens. C’est de la débrouille dans le secteur informel. Ces gens sont dans l’incapacité de survivre sans ces petits boulots ou de se constituer de stocks de denrées alimentaires pour une ou deux semaines. Ces populations vivent dans une proximité aiguë rendant le confinement en leurs résidences plus difficiles et dangereux. Imaginez des milliers de confinés dans des bidonvilles ou favélas surpeuplés, de fois dépourvus d’eau et d’électricité...

Comme l’a très bien écrit un ami

Jean Claude Manzueto

, si le Covid-19 est là pour longtemps, il est impérieux de commencer à réfléchir comment vivre et coexister avec cette maladie comme on le fait avec d’autres maladies, que de continuer à confiner des citoyens, qui risquent de ne pas supporter cette mesure liberticide pendant encore très longtemps. Diriger, c’est prévoir et anticiper dit-on... Salut chez vous. Bonne fête et bon dimanche de rameaux pour nous chrétiens. Célébrons l’entrée triomphale de Jésus dans nos vies.

 

Faustin Mukela Luanga , au service de l’humanité.

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Confinement

Covid19, distanciation sociale, mesures de confinement, et les libertés fondamentales.

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Dr. Prof Faustin Luanga Mukela

L’économie politique de Covid-19:

Par Dr. Prof Faustin Luanga Mukela

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Depuis les années 30, les économies avancées et émergentes - le monde entier - n’a pas connu à la fois une rupture/dégradation sévère du commerce mondial, une baisse des prix mondiaux des produits de base et un ralentissement économique synchronisé.

Avec la crise du coronavirus, le monde est confronté à trois types de risques : une pandémie non maîtrisée, des arsenaux de politiques économiques insuffisantes et mal coordonnées. Ces risques seront suffisants pour faire basculer l’économie mondiale dans une dépression persistante et une crise des marchés financiers.

Le fonctionnement de toute économie moderne est basé sur une bonne circulation du flux financier: achat et vente (pour les consommateurs et producteurs); paiement de salaires ou de dividendes (pour les travailleurs/ménages et propriétaires/investisseurs/entreprises); paiement de taxes ou différentes allocations (l’Etat, ménages, entreprises); et opérations import-export (avec le monde extérieur/le reste du monde). C’est en quelque sorte une version d’un diagramme circulaire de flux d’argent bien connu et utilisé dans les manuels d’économie. 

Le coronavirus et l’Ordre mondial

Par le Dr. Faustin Luanga Mukela

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En Europe, face au refus d’Allemagne de les aider, l’Italie, la France, deux pays Européens et membres de l’OTAN se retrouvent secourues médicalement et sur le plan de la logistique par la Chine asiatique et non membre de l’OTAN. Assistons-nous à la déconfiture des alliances et à la refonte de l’ordre mondial? Sur le plan économique, toutes les « orthodoxies budgétaires et financières » volent en éclat et sont en train d’être abandonnées. Des plans massifs d’aide et de soutiens financiers par les États et les Banques centrales sont annoncées avec de montants pharaoniques - multi milliards de dollars américains, euros et autres devises fortes. Preuve que l’argent n’a jamais été absent dans ce monde quand il s’agit de « sauver des intérêts qui comptent ». 

Certains penseurs n’hésitent pas à faire des prédictions. En cela, Monsieur Attali est passé maître dans des predictions. Certaines se réalisent mais la plupart ne se réalisent jamais. Ce qui est sûr avec le monde capitaliste, tant qu'on continuera à privatiser les gains et à socialiser les pertes, le peuple sera toujours perdant, avec ou sans virus, crise après crise... Contrairement à Monsieur Jacques Attali, personnellement, je pense que « l’empathie » ne saura jamais devenir le dénominateur commun de la gouvernance mondiale - pour le nouvel ordre mondial qu’essaye de prédire Attali. A la sortie de cette grande pandémie, certaines puissances vont y laisser des plumes et perdront une partie de leurs influences (Italie, France, États Unis...); d’autres réaffirmeront leurs galons (la Chine, l’Allemagne); mais quelques soient les bouleversements, « l’argent, le gain et les intérêts » demeureront toujours au centre de processus des décisions planétaires. La hiérarchie des puissances dans « l’Ordre mondial » s’en trouvera impacter. La #RDC et l’Afrique seront elles prêtes et au rendez-vous ? Nous devons y penser et agir... Salut chez vous et tachez de bien vous protéger. Faustin Mukela Luanga, Economiste congolais au service de l’humanité.

RDC : Le plan de trésorerie déroge à la Loi de Finances

Par le professeur Faustin Mukela Luanga.

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Un plan de trésorerie, attribué au Ministère des finances, qui sectionne le budget de l'Etat de la RDC de plus ou moins d’un-tiers (1/3) circule sur les réseaux sociaux... Cela appelle de ma part quelques réflexions qui suivent. Si problème il y a, c'est plutôt une loi de finances rectificative qu'il faudrait adopter et promulguer. C'est tout le potentiel fiscal qu'il faudrait revisiter. Cela suppose une (re)définition de la vision et de la politique du financement de développement du pays. Pour ce qui est de la fiscalité, après avoir défini les secteurs clés à promouvoir ou à protéger, cela suppose de réfléchir sur les « taux d’impositions » ainsi que des « bases d’impositions ».

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L’on devrait réfléchir sur l’ensemble des instruments fiscaux à la disposition du pays et tirer des leçons sur leurs utilités. A titre d’exemple, l’on devrait faire des simulations sur la TVA pour retrouver la base imposable. Rapprocher cette donnée à la base de la TVA déductible et celle remboursable (missions de la DGI), ce qui permettrait de savoir l’encaisse réelle de l’Etat. L’on devrait aussi regarder du côté des droits d'accises et dans dans la mesure du possible l’élargir sur d’autres produits comme les cosmétiques et divisez par exemple par 10% pour trouver la base. Rapprochez cela aux 

Un an de plus sur terre: Le Seigneur a fait pour moi des merveilles, Saint est son nom. Thank you Lord. Nashukuru. ありがとうございました。Arigatoo, Xiexie, Merci, Obrigado, Thanks, Danke, Shukran, Asante, Melesi, Tuasikidila, Matondo, Gracias, Terimakasih...

Comment te dire merci et te rendre grâce pour tous tes bienfaits? Toute ma vie, ma maison et moi célébrerons ton Saint nom... À ma famille, à vous mes ami(e)s, frères et sœurs, j’ai senti la force de vos encouragements et la générosité de votre solidarité à ma cause. En ce jour de mon anniversaire de naissance, je vous dis encore une fois GRAND MERCI À TOUT UN CHACUN ET CHACUNE DE VOUS... Vous demeurez la force qui forge ma motivation et mon inspiration. Soyez bénis.
Prof. Dr. Faustin LUANGA.

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besoins des consommateurs (60 à 70% de la population) pour dégager la potentialité des recettes probables. Outre, il va falloir regarder du côté des droits des douanes (DGDA) et du côté du judiciaire, domanial, et administratif (la DGRAD). Quelqu'un n’avait pas dit que la RDC est un pays des inconscients? C'est ici où on réclamerait l'ICA (Impôt sur le chiffre d’affaires) et où l'on a implanté dans la précipitation la TVA en la découplant du NIF (Numéro d’identification fiscale). Par ailleurs, la fameuse « gestion sur base caisse » et son plan de trésorerie que vient de présenter le Ministre des Finances n'est pas en antagonisme avec l'optimisation des recettes, l'un de rôles du MinFin. La RDC doit réfléchir et quitter la petite vision de gestion sur base caisse, une caisse trop petite par rapport aux ambitions de développement du pays. Il importe de réfléchir et de trouver des mécanismes innovants des financements de développement du pays. L’argent existe en masse de part le monde; que fait la RDC pour l’attirer ou aller le chercher? Voir ma note dédiée à ce sujet #RDC: Financement du programme de développement.

Prof.Dr. Faustin Luanga
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Félix TSHISEKEDI jette son dévolu sur l’Éminent Économiste Congolais, le Prof. Dr. Faustin LUANGA MUKELA comme Candidat de la RDC au Poste du Secrétaire Général de la ZLECAF.

John LUNGILA

L’éminent Économiste congolais de renommé mondiale, le Prof. Dr. Faustin Mukela Luanga a été présenté par le Président Félix TSHISEKEDI comme le Candidat de la République démocratique du Congo au Poste du Secrétaire Général de la Zone de libre échange continentale africaine – ZLECAf en sigle, dont le siège se trouve au Ghana.

Pour infos, le Secrétariat de la ZLECAf, fait du commerce en Afrique le vecteur de la transformation du continent pour une croissance économique et des emplois durables dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine : l’Afrique que nous voulons.

Au départ, il y avait 121 Candidats africains à ce prestigieux poste. Après un concours très compétitif et sélectif, qui a vu le nombre des candidats réduit successivement à 30 puis à 6.
Après les interviews devant un Panel de haut niveau, 3 candidats ont été retenus dont le Prof. Dr. Faustin Luanga de la République Démocratique du Congo en tête de liste, dont les dossiers seront soumis à l’Assemblée des Chefs d’Etat africains pour discussions et décision lors de leur Sommet du 9 au 10 février 2020 à Addis Abeba, Ethiopie.

Les deux autres candidats retenus sont originaires de l’Afrique du Sud et du Nigeria. Mais, ni le Candidat du Nigeria ni celui de l’Afrique du Sud ne sont en bonne posture pour prétendre briguer à ce poste parce que 

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d’abord, la Banque africaine de développement (BAD) est dirigée par un ressortissant Nigérian de même que l’AFREXIMBANK tandis que le siège de la ZLECAF est dans un pays de la CEDEAO, le Ghana, pays anglophone.

Aussi, le Commissaire du commerce de l’UA (Mr Mchanga, de la Zambie) tout comme le candidat de l’Afrique du Sud sont tous les deux originaires de l’Afrique Australe. On ne peut pas avoir tous les décideurs de cette question fondamentale provenir tous de la même région. Ce n’est pas de l’intégration de l’Afrique australe dont il s’agit ici, mais de toute l’Afrique.
D’ailleurs, il est aussi à noter que le Commissaire chargé du Commerce est de la zone Afrique australe, et le CEO de l’IPRM est Sud-africain.

En plus, le ressortissant de l’Afrique centrale, le Prof. Dr. Faustin Luanga vient d’un pays, la République Démocratique du Congo, qui est encore totalement sous-représentée dans les effectifs dirigeants de la Commission de l’Union africaine.
Le Prof. Dr. Faustin Luanga, Enseignant d’Universités, parle cinq langues dont trois (anglais, français et swahili) des six langues officielles de l’UA (anglais, arabe, espagnol, français, portugais et swahili), plus le japonais et le lingala.
Il traine derrière lui une longue et riche expérience sur l’economie, la finance et le commerce mondial, l’intégration régionale et l’analyse des situations économiques des pays, la politique et présentement, il est présentement le Haut Responsable de l’Organisation mondiale du commerce « OMC » basée à Genève où il est chargé de l’Asie et de la Zone du Pacifique.
La dernière bataille s’est déplacée sur le terrain politique et diplomatique. Le Président de la République Félix TSHISEKEDI qui est très écouté par tous ses homologues africains, le Gouvernement de la République démocratique du Congo et tout le peuple congolais sont derrière notre unique Candidat dont l’élection consacrera la première grande victoire diplomatique palpable de la RDC pendant le quinquennat FATSHI et ça sera aussi la victoire de la compétence congolaise.

Toute la nation congolaise est derrière son candidat à qui, nous souhaitons déjà bonne chance.

Savoir marquer son temps au présent... Le présent du passé, c’est la mémoire ; le présent du présent, c’est l’attention actuelle ; le présent de l’avenir, c’est son attente.

POUR VOUS DIRE GRAND MERCI:

La sélection au poste du Secrétaire Général de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAf) a pris fin le 10 février 2020. Je félicite Monsieur Wamkele Mene, le nouveau Secrétaire Général de la #ZLECAf et son pays l’Afrique du Sud. Je lui souhaite beaucoup de réussite pour son mandat et lui assure de mon accompagnement intellectuel pour la bonne cause de l’Afrique.

Je tiens à dire UN GRAND MERCI à Son Excellence Monsieur Felix Antoine Tshisekedi, Président et Chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo (RDC), mon pays, pour son soutien et pour la defense de ma candidature au poste du Secrétaire Général ZLECAf jusqu’au bout de la procédure. Les élections par les Chefs des États africains pour pourvoir à ce poste ont pris fin. Je n’ai malheureusement pas été élu. C’était un long chemin et un bon défi intellectuel qui nous a conduit de 121 postulants jusqu’au dernier petit nombre de 3 candidats restant en lice après un processus très sélectif et compétitif. A ce défi intellectuel, s’est succédé une bonne guerre diplomatique et politique des pays dont vous connaissez désormais le résultat. Il y’a certes des choses que collectivement et individuellement on aurait pu mieux faire mais j’apprécie l’effort collectif et individuel dont chacun a fait montre. J’ai senti la force de vos encouragements et la générosité de votre solidarité à ma cause. GRAND MERCI À TOUT UN CHACUN ET CHACUNE DE VOUS... Vous demeurez ma force qui forge ma motivation et mon inspiration. Vive la #RDC, vive l’Afrique que nous voulons, vive #AfroChampions, et que vive l’#UnionAfricaine. Salut chez vous. Sincèrement vôtre, Faustin Luanga, Economiste congolais au service de l’humanité.

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La RDC a-t-elle besoin du Fond Monétaire International pour son développement ? Oui et Non. Par ailleurs, la RDC doit d’abord se montrer économiquement et politiquement crédible pour se permettre une aventure sans soutien du #FMI...

J’ai délibérément voulu être pédagogique dans mes réponses pour expliquer des choses complexes dans un langage abordable... Bonne journée et salut chez vous. Faustin Luanga, Économiste congolais au service de l’humanité.

FEMME !

Par Dr.Prof Faustin Luanga Mukela

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Elle fait face à une dichotomie existentielle: Dans le milieu rural, la femme « surexploitée » représente en elle seule une unité de production - une énergie hors paire qui nécessite reconnaissance, encadrement et promotion (Voir photo empruntée chez Sam Bokolombe, une photo qui me rappelle ma pauvre mère...). En milieu urbain, brandies quelques fois comme des trophées (Voir photo de la FEC), les femmes sont toujours confrontées à des obstacles sur le lieu de travail. Ce ne sont pas les femmes qui doivent changer, ce sont les attitudes des hommes. Changeons le paradigme. Respectons et valorisons la femme en la célébrant, pas seulement aujourd’hui, mais au quotidien. / Women still face barriers in the workplace. It is not women who must change, it is the attitudes of men. Let's change the paradigm. Respect and value women by celebrating her, not just today, but every day. Salut chez vous. Faustin Mukela Luanga, économiste congolais au service de l’humanité.

QUAND LA VRAIE INTELLIGENTSIA PARLE. LU POUR VOUS. La REGIDESO est tout simplement mal gérée.

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Les agents syndicaux de la Regideso menacent de priver la population de Kinshasa de la fourniture d’eau pendant la période des festivités de la fin d’année... Sans négliger ni minimiser leur revendication, je postule que la société de Régie de Distribution d’Eaux (Regideso) est tout simplement mal gérée. Prenons l’hypothèse minimaliste de un million d'abonnés qui paient 34 000 FC par mois.

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C'est 34 milliards FC soit 20 millions USD dont 5 millions pour le personnel et 2,5 millions USD pour l'entretien, la maintenance, l'amortissement, et le renouvellement d’équipements pour le reste.

La REGIDESO pouvait ainsi avoir des usines de production d'intrants... A cette hypothèse minimaliste, il faut ajouter des grands consommateurs solvables que sont les fabriques et autres entreprises. Par ailleurs, les dettes de l'Etat congolais sont considérées comme douteuses et auraient pu être intégrées dans le coefficient de rendement global allant de la production à l'arrivée chez le consommateur. Le véritable problème c'est la gouvernance de l’entreprise...

Des secteurs couvrant des produits hautement stratégiques que constituent l’eau (Regideso) et l’électricité (Snel) devraient être dans le champ de mire de l'intelligence économique pour/et être très bien gérés. Il en va de l’intérêt national.

Salut chez vous et meilleurs vœux. Faustin Luanga, Économiste congolais au service de l’humanité.

Quelqu'un n’avait pas dit que la RDC est un pays des inconscients? C'est ici où on réclamerait l'ICA (Impôt sur le chiffre d’affaires) et où l'on a implanté dans la précipitation la TVA en la découplant du NIF (Numéro d’identification fiscale). Par ailleurs, la fameuse « gestion sur base caisse » et son plan de trésorerie que vient de présenter le Ministre des Finances n'est pas en antagonisme avec l'optimisation des recettes, l'un de rôles du MinFin. La RDC doit réfléchir et quitter la petite vision de gestion sur base caisse, une caisse trop petite par rapport aux ambitions de développement du pays;

Dixit le Prof. Dr.Faustin Luanga Mukela

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Le séminaire ASEM (réunion Asie-Europe) sur la coopération de Guichet

Prof. Faustin Luanga  Mukela

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Le séminaire ASEM (réunion Asie-Europe) sur la coopération de Guichet Unique a lieu du 29 au 31 octobre et réunit des représentants de plus de 40 administrations des douanes asiatiques et européennes, ainsi que des organisations internationales et des entreprises du secteur privé. J'ai le plaisir d'échanger des points de vue avec les délégués des douanes sur le guichet unique et la facilitation des échanges. / ASEM(Asia-Europe Meeting) Seminar on Single Window Cooperation is held on 29-31 Oct with delegates from more than 30 Customs Administrations across Asia and Europe as well as international organizations and corporations from private sectors. It is my pleasure to exchange views with customs delegates on Single Window and trade facilitation.

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In Singapore to lecture and discuss on WTO, eCommerce, DigitalTrade and the Need for EnablingEnvironment/ A Singapour pour enseigner et échanger sur l’OMC, le Commerce Électronique à l’ère de l’économie numérique. Ravi de rencontrer des amis et collègues de ce beau pays.

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Dr. Faustin Luanga Mukela et le Vice Ministre chinois en charge de l’Administration des Douanes de la Chine.

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Dr. Prof Faustin Luanga Mukela

#RDC: Le Gouvernement FCC-CACH - une coalition d’intérêts pour gouverner la cité... Saura-t-il nous faire rêver?

Prof. Faustin Luanga  Mukela

Félicitations aux membres du nouveau gouvernement Ilukamba investi par le Parlement, à qui nous demandons de s’investir à fond pour améliorer le bien être des congolais. La RDC demeure confrontée à d'énormes défis dans son développement, y compris sa forte dépendance du secteur minier, l'amélioration de ses infrastructures, ses problèmes de gouvernance (y compris en matière de corruption et de gestion des finances publiques), et la faiblesse de ses indicateurs de développement humain. La dépendance de la RDC des recettes minières et pétrolières d'une part et des importations de biens de consommation d'autre part rend son économie très vulnérable aux chocs externes, d'où la nécessité de réformes structurelles pour promouvoir la diversification économique.

FONCTION

Conception,  Analyse,  Maîtrise,  Organisation,  Définition,  Enseigner,  Orienter,  Redéfinir. Tout sur la Politique, l'Économie , le Savoir-Faire d'une Disciple  pour tout celui qui aime la Matière, la Connaissance ....

  • Haut Fonctionnaire - Conseiller, Chef, Bureau Régional pour l'Asie et le Pacifique, Institut de Formation et Coopération Technique, Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Depuis Janvier 2014 à ce jour, Genève, Suisse.

  • Haut Fonctionnaire - Conseiller, Coordonnateur de la Région Afrique et des pays membres de la Francophonie, Institut de Formation et Coopération Technique, Organisation Mondiale du Commerce (OMC), un portefeuille de gestion de 74 pays. De Novembre 2008 à Décembre 2013, Genève, Suisse.

  • Haut Fonctionnaire - Conseiller, Administrateur Principal des Questions Économiques et d'Analyse, Division des Recherches Économiques, d'Analyses et des Statistiques, Organisation Mondiale du Commerce (OMC) de 1996 à Octobre 2008, Genève, Suisse.

  • Administrateur, avec rang de Ministre, en charge du Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, Kinshasa, D.R. Congo: Septembre 2004 – Octobre 2006.

  • Conseiller Économique et de Développement du Chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo, avec rang de Ministre, Kinshasa, D. R. Congo: Février 2001 – Octobre 2003.

  • Professeur d’Economie, Finance et Econométrie à l’Université de Nagoya au Japon.

  • Professeur d’Économie et des Finances à l’Université Internationale de Genève, Genève, Suisse.

  • Enseigne comme professeur visiteur dans plusieurs universités dans le monde entre autres au Japon, au Singapore, en Thaïlande, au Sénégal, en Autriche, au Botawane, au Cameroun, en Tunisie, au Gabon, au Maroc,au Swaziland,aen Indonésie, etc.

 

Dr.Faustin Luanga Mukela
Dr.Faustin Luanga Mukela
Contact:
Dr. Faustin Luanga Mukela
154, rue de Lausanne
CH. 1211 GENEVE
Email: mukela.luanga.wto.org
Tél : +41227396328
www.faustinluanga.com
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